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Métro à Québec: «aucun gouvernement ne payera 7 G$ pour ça», estime Labeaume

Régis Labeaume. Maire de Québec
Photo JEAN-FRANCOIS DESGAGNES Régis Labeaume. Maire de Québec

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Le coût d’un métro, à Québec, pourrait dépasser le cap des 7 milliards $ selon le maire Régis Labeaume, ce qui rendrait un tel projet impossible à financer par les gouvernements supérieurs.  

Même les promoteurs du métro reconnaissent que le coût d’une telle infrastructure est d’environ 200 M$ par kilomètre, a-t-il rappelé lundi soir lors de la séance du conseil de ville.  

Si on tient compte du tracé du réseau de transport structurant (tramway, trambus) et des coûts réels observés à Laval, le maire estime que la facture pourrait atteindre 7,3 G$.  

«Moi aussi, j’en voudrais un métro, je ne suis pas fou. C’est juste qu’il n’y a pas un gouvernement qui va accepter de payer 6 ou 7 milliards pour un métro à Québec. On peut en parler, mais ça ne marchera jamais. On va perdre notre temps et pendant ce temps-là, l’argent du fédéral va s’évaporer et on va demeurer la seule ville de 500 000 habitants et plus au Canada à ne pas avoir de réseau de transport structurant», a-t-il lancé à l’opposition.  

«Soyons intelligents, opportunistes et réalistes, puis allons bâtir le projet qu’on a entre les mains et qui a été accepté par les gouvernements», a-t-il plaidé.  

Date butoir pour Le Phare  

La Ville de Québec, par ailleurs, imposera une date butoir au Groupe Dallaire pour la construction du «pôle d’échanges» souterrain de transport en commun qui sera intégré au futur Phare. Cet aménagement devra être complété le 1er janvier 2022.  

«L’assurance que le pôle d’échanges intermodal de transport en commun soit réalisé, quelle que soit l’évolution du projet de développement, constitue une préoccupation majeure de la Ville », peut-on lire dans la fiche du règlement contesté – permettant la construction du Phare – qui a été adopté lundi soir, malgré le dépôt d’une pétition de plus de 2000 personnes opposées au projet.  

Rappelons que la tour principale du complexe Le Phare, haute de 65 étages, doit accueillir un terminus majeur où convergeront tant le tramway que les trambus, les métrobus et les autobus réguliers.  

Dès l’an prochain  

Le promoteur Michel Dallaire espère obtenir ses permis pour amorcer la construction de son méga projet en 2019.  

«On est en avis de motion pour négocier une entente sur le hub, les entrées, la tuyauterie. Une fois qu’on a signé ça, on donne les permis», a confirmé le maire.  

Le chantier du réseau de transport collectif doit quant à lui débuter en 2022. La mise en service complète est prévue en 2026.