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Démystifier l'hypnose médicale

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Encore peu connue au Canada, l'hypnose médicale est de plus en plus utilisée dans les hôpitaux en Europe et même aux États-Unis. Certaines personnes tentent d'implanter la technique au Québec.

Mireille Cartier est atteinte d'un cancer du pancréas qui la fait souffrir au quotidien depuis sept ans. Aujourd’hui en soins palliatifs, il ne lui reste que quelques semaines à vivre.

À son arrivée en soins palliatifs, elle s'est fait proposer de tester l'hypnose. «J’ai été tellement souffrante qu’à un moment donné, j’étais prête à arrêter tous les traitements. En arrivant ici, c’était une découverte. Je ne croyais pas que, même souffrante, on pouvait arriver à être bien», a-t-elle raconté.

Le chercheur en neurosciences à l’Université de Montréal, Pierre Rainville, étudie comment l'hypnose peut aider dans le traitement de la douleur.

«Sur le plan physiologique, on a des preuves assez solides, maintenant, que l’analgésie par hypnose produit des changements dans le cerveau qui sont cohérents avec ce que les gens nous disent ressentir, donc moins de douleur. En plus, on peut même le voir au niveau de la réponse du corps. Par exemple, si vous avez une douleur aigüe, votre rythme cardiaque va augmenter. Cette réponse de votre corps peut être atténuée de façon signification dans le contexte d’analgésie hypnotique», a expliqué Pierre Rainville.

En compagnie de la Dre Marjorie Tremblay, qui utilise régulière l'hypnose auprès de ses patients en fin de vie, Pierre Rainville aimerait implanter l'hypnose médicale dans les hôpitaux de la province ou, du moins, démystifier la pratique.

L'hypnose est reconnue par l’Ordre des psychologues du Québec. Du côté du Collège des médecins, puisqu'il ne s'agit pas d'une pratique invasive, on n'encourage ni ne décourage son utilisation.