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CGI fête ses 20 ans à la Bourse américaine

Des dirigeants du groupe montréalais CGI ont sonné la traditionnelle cloche de fermeture à la Bourse de New York, vendredi 14 décembre 2018, célébrant ainsi les 20 ans de présence de la compagnie au sein de ce marché des valeurs américain.
Photo courtoisie Des dirigeants du groupe montréalais CGI ont sonné la traditionnelle cloche de fermeture à la Bourse de New York, vendredi 14 décembre 2018, célébrant ainsi les 20 ans de présence de la compagnie au sein de ce marché des valeurs américain.

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Q : Alors que CGI vient de fêter ses 20 ans à la Bourse de New York, est-ce un bon placement ?


R : Malgré une baisse prononcée en Bourse, CGI demeure très attrayante.

Le 14 décembre, les grands patrons de CGI (GIB) ont sonné la traditionnelle cloche de fermeture de la Bourse de New York. En 1998, la compagnie employait 8000 personnes et affichait un chiffre d’affaires de 741 M$. Aujourd’hui, elle compte 74 000 employés dans 40 pays et son chiffre d’affaires dépasse les 11,5 milliards (G)$. En dix ans, les revenus ont été multipliés par plus de 15 et le bénéfice net, par plus de 30. La croissance annuelle est de 19 % à ce chapitre. La capitalisation boursière est passée de 1,8 G$ à 23,2 G$.

Les actionnaires ont été bien récompensés. En 20 ans, la hausse du titre sur une base annuelle moyenne a été de 15 %. Si vous aviez investi 1000 $ en 1998, votre pécule serait aujourd’hui d’environ 20 000 $. Et je crois que ce n’est pas à la veille d’arrêter, malgré les quelques récents nuages noirs.

Certes, l’action a chuté de 9,3 % depuis le 12 décembre. Au point d’en alarmer certains, mais ça ne m’inquiète pas. Tout le marché est en baisse...

Un pipeline garni

En attendant, le carnet de commandes est de 22,6 G$, en hausse de 1,8 G$ par rapport à l’an dernier. Et les nouveaux contrats, obtenus lors du dernier exercice, totalisaient 13,5 G$ (comparativement à 11,3 G$ au cours de l’exercice précédent).

Plusieurs facteurs militent en faveur de CGI :

  • CGI va profiter de la montée du big data, de l’intelligence artificielle, de la réalité virtuelle et surtout de la cybersécurité, un domaine qu’elle entend clairement exploiter ;
  • le marché mondial de l’information technologique représente des revenus de 900 G$ US, il est fragmenté et offre de nombreuses occasions d’achat (on attend la prochaine grosse acquisition, comme celle de Logica en 2009) ;
  • la croissance organique est aussi au rendez-vous, avec une hausse des commandes en 2018 de 173,9 % pour le gouvernement fédéral américain et de 123,3 % en Europe du Nord, par exemple ;
  • la direction veut faire passer la proportion de ses activités de sous-traitance à 70 % de ses revenus (57 % actuellement), où les marges sont plus élevées, comparativement aux activités de consultation ou d’intégration de systèmes ;
  • les activités de sous-traitance sont à long terme et représentent des revenus stables, avantageux du point de vue du flux de trésorerie ;
  • la clientèle est diversifiée, mais localisée surtout en Europe et en Amérique du Nord : le marché asiatique représente une grande opportunité.

Dans ces conditions, le recul récent de l’action représente une excellente occasion d’acheter le titre. D’autant plus que le cours/bénéfice, à 19,78, est peu élevé (il est sous le C/B moyen de son industrie), alors que CGI dispose d’un flux de trésorerie de 1,12 G$ (12 % plus élevé en 2018 qu’en 2017) et affiche une marge nette de 9,92 %. Le PEG 5 ans est 3,27, selon Thompson Reuters.