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Conduire une voiture électrique en hiver, c'est possible

Voiture électrique hiver
Daniel Breton

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Ah, l’hiver! La neige, le froid, les engelures, les tempêtes, la glace, les dérapages et les voisins qui nous aident à pousser la voiture embourbée dans un banc de neige créé par la charrue qui vient de passer sur notre rue!

 

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Si j’adore l’hiver, je suis parfois tout aussi agacé que vous par certaines réalités automobiles qui viennent avec.

C’est pourquoi j’ai appris à apprécier les bons côtés de la voiture électrique en hiver.

En voici quelques-uns.

La voiture électrique s’allume

Alors que le démarrage d’une voiture à essence peut s’avérer pénible par temps très froids (rappelez-vous les 120 000 appels reçus entre la fin décembre 2017 et le début janvier 2018, dont 80% pour des survoltages), une voiture électrique s’allume au contraire très facilement, tout comme on allume la lampe du salon ou le téléviseur.

Aucun râlement ou claquement du moteur, juste le son de la voiture qui s’allume.

Aussi simple et agréable que cela.

Voiture électrique hiver
stock.adobe.com

 

La voiture électrique est plus stable

À cause du poids de la batterie de la voiture électrique et du fait que celle-ci est généralement située sous son plancher (ce qui abaisse son centre de gravité), cette dernière est généralement plus stable en conditions enneigées qu’une voiture à essence de même catégorie. Ceci rend la conduite plus sécuritaire et plus agréable. De plus, l’absence de changements de vitesse rend l’accélération et la décélération plus linéaires, ce qui augmente aussi le sentiment de sécurité.

La voiture électrique se préchauffe plus facilement... sans polluer

La très grande majorité des voitures électriques peuvent être préchauffées à distance pendant que celles-ci sont branchées sur une borne de recharge. Ainsi, plutôt que de prendre l’énergie de la batterie pour dégivrer la voiture et réchauffer l’habitacle, on prend plutôt l’énergie de la maison, ce qui fait en sorte qu’on préserve l’énergie de la batterie de la voiture et que lorsqu’on prend le volant, on se retrouve à bord d’une voiture chaude, bien dégivrée... et qui n’a pas pollué l’atmosphère pendant qu’elle se réchauffait.

A contrario, pour faire fonctionner un véhicule à essence par temps très froid, il n’est pas recommandé de laisser  tourner le moteur au ralenti pendant plus de 30 secondes. Selon Ressources Naturelles Canada, «dix minutes de marche au ralenti consomment entre 0,25 et 0,50 litre de carburant et produisent de 600 à 1 200 grammes de CO2 selon le type de véhicule et les conditions. La façon la plus efficace de réchauffer le moteur et l’habitacle est de conduire le véhicule pendant quelques minutes.»

Ça, c’est sans oublier le fait qu’une voiture à essence émet beaucoup plus de polluants atmosphériques par temps froid, car le système antipollution ne fonctionne de façon optimale que lorsqu’il a atteint une température assez élevée pour remplir sa mission.

Or, comme beaucoup d’automobilistes font de très courts trajets (pour aller au marché, au boulot ou à la garderie par exemple), le catalyseur n’arrive souvent pas à atteindre la température voulue, ce qui contribue à augmenter de façon significative les émissions polluantes du véhicule à essence.

Autonomie par temps froid

Une voiture électrique peut perdre de 10% à 50% d’autonomie en hiver, dépendant de la température extérieure, de votre façon de conduire, de votre usage plus ou moins intensif du chauffage et des conditions routières. Il faut donc prendre ces facteurs en considération pour vos trajets hivernaux.

Cela dit, une voiture à essence peut consommer jusqu’à 50% plus de carburant en conditions hivernales! En effet, elle est aussi affectée par le froid.» Selon l’EPA, une baisse de température de 24 °C à 7 °C peut accroître la consommation de carburant pour les déplacements en ville de 12% à 28%», précise Ressources Naturelles Canada. Alors, imaginez à -30 °C!

Ajoutez à cela le patinage sur la route, la densité de l’air qui augmente de 25% lorsque la température passe de 30 °C à -30 °C (ce qui fait augmenter la consommation d’énergie) et vous avez la parfaite démonstration que les voitures, électriques comme à essence, ne sont pas vraiment conçues pour «vivre» à -30 °C...

Tout comme nous.

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