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Mes meilleurs moments de 2018

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Dans quelques jours, le Bye Bye marquera encore une fois la fin de l’année et le début d’une autre. Pour moi qui adore les spectacles vivants, c’est toujours avec 2018 revue et corrigée que l’année se termine.

Encore une fois, au Théâtre du Rideau vert, Suzanne Champagne, Marc St-Martin, Martin Héroux, Benoît Paquette­­­ et une nouvelle recrue, Joëlle Lanctot (ex-Mary Poppins), font rire sans artifices et sans effets spéciaux, sous la direction étonnante de Natalie Lecompte. Quant au Bye Bye, je verrai bien lundi...

À Radio-Canada

Pour des raisons qui m’échappent, n’étant pas friand d’intrigues policières, District 31 a marqué l’année radio-canadienne. Bien servi par ses interprètes, Luc Dionne a trouvé un filon qu’il exploite avec autant d’intelligence que de talent.

Une mention honorable à Demain des hommes, série dont j’ai déjà parlé et qui semble promise à un bel avenir. En anglais tout comme en français. Une mention spéciale à Denise Bombardier et Jean Chrétien qui ont ranimé Tout le monde en parle le temps d’un dimanche.

Je pleure encore la fin du Rick Mercer Report à la CBC, mais je me console à la pensée que Jean-René Dufort continuera d’être l’Infoman de la SRC.

À TVA et Télé-Québec

Révolution, Fugueuse et La vraie nature ont fait ma joie à TVA. Par chance, les trois séries reviendront à l’antenne. J’espère que tout le monde aime Sonia Benezra et ses invités, mais c’est trop de bonnes intentions à mon goût.

J’adore Christian Bégin dans sa cuisine avec ses invités, mais Télé-Québec abuse de son animateur. À forte dose, il finit par être agaçant. J’ai préféré les pastiches que la revue du Rideau vert a présentés de Y’a du monde à messe à l’émission elle-même.

Sur la scène

Si j’avais eu droit à un seul spectacle en 2018, j’aurais voulu que ce soit La flûte enchantée que Robert Lepage a mise en scène au Grand Théâtre de Québec. C’est de loin la présentation la plus magique qu’on puisse voir de l’opéra de Mozart. Une production beaucoup plus féérique que celle de Julie Taymor que le Metropolitan Opera présente pour la énième fois. Espérons que l’opéra imaginé par Lepage prendra la relève au Met le plus tôt possible, comme prévu.

La mise en scène « trash » et excessive de Platonov au Théâtre Prospero m’a laissé bouche bée. Je ne sais ce qu’aurait dit Anton Tchekhov de ce spectacle, mais sa première pièce retrouvée en 1921 dans le coffre d’une banque a trouvé sous la direction d’Angela Konrad une étonnante modernité.

Comme Bonjour, là, bonjour, hors de la cuisine des pièces de Michel Tremblay, a trouvé entre les mains de l’habile Claude Poissant une nouvelle jeunesse et un sens plus contemporain au Théâtre Denise Pelletier.

Mon souhait pour 2019

Ayant vu Voltige il y a 15 ans, j’ai failli ne pas aller voir Odysseo. Je l’aurais amèrement regretté, car le dernier spectacle de Cavalia est un pur enchantement.

Courez voir SLĀV s’il prend l’affiche dans un théâtre près de chez vous. Betty Bonifassi et les chanteuses qui l’accompagnent sont aussi émouvantes que les chansons qui illustrent la triste histoire de l’esclavage de l’antiquité jusqu’à nos jours.

Enfin, aurez-vous comme moi la chance de voir KANATA ? C’est mon souhait pour l’année qui vient, car des spectacles de cette qualité, c’est le paradis !