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Bonne année tout le monde!

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On tournera bientôt la page sur 2018 pour accueillir 2019. J’imagine qu’on est tous pareils, on est excités à l’idée de la page blanche d’une nouvelle année pour remettre le compteur à zéro.

C’est comme si on était capables d’effacer toutes nos erreurs de la dernière année pour écrire une nouvelle histoire. Évidemment, on risque d’en répéter quelques-unes, mais consolons-nous en nous disant que ça fait partie de notre charme.

Bonne chose que la tradition de prendre des résolutions pour l’année semble s’être éteinte. Comme ça, on n’a pas à vivre avec la déception de nos échecs dès la fin janvier. La promesse de se remettre en forme au début de l’année reste encore très populaire et si je me fie à la tranquillité des gyms en février, je présume qu’elle va être renouvelée en 2020.

Sincèrement, bonne chance à tous ceux qui prennent encore cette bonne résolution, car, croyez-moi, s’il y en a une qui vaut la peine d’être tenue, c’est bien celle-là.

Volonté testée

En fait, le plus gros problème, c’est que lorsqu’on décide de changer une manie qui nous énerve, on se met trop de pression en partant, on cherche la perfection immédiatement, et juste ça, ça augmente les chances d’échec.

Penses-y, tu essayes de régler un problème qui traîne depuis probablement des années en te disant : « OK ! Le premier janvier j’arrête telle affaire ou j’arrête d’être de telle façon ». C’est pas réaliste, comme si ça se faisait avec un simple souhait.

Les premiers jours, ça se passe généralement bien, mais dès le jour 3 ou 4, le shake commence à te pogner.

Que ce soit la bière qui traîne dans le frigidaire, la cigarette tombée du paquet que t’avais pas ramassée ou encore l’odeur de la poutine trop bien imprégnée dans ton subconscient, le fameux démon qui n’est jamais bien loin recommence sa danse de la joie.

Du coup, ta volonté est testée. Déjà que si elle était plus forte, ça ferait longtemps que le problème serait réglé... mais bon, présentement, c’est pas mal ton meilleur allié. Tu pars pas à la guerre aussi armé que tu le voudrais, mais au moins, t’as de quoi entre les mains...

Si t’es bon et déterminé, tu vas probablement réussir à durer 2, 3 semaines et, en général, c’est là que la première rechute arrive.

Au lieu d’aller au gym, tu t’es commandé une pizza ou tu as accompagné ton chum qui est allé fumer dehors et tu t’es dit : « OK, juste une. »

Tu t’étais promis de rester calme pour la nouvelle année et, tout d’un coup, tu t’es surpris à pogner les nerfs dès que la première chose qui te tape sur les nerfs s’est manifestée.

Un combat sans merci

Et là, c’est le gros drame dans ta tête.

Tu te traites de tous les noms. Tu te dis : « C’est ça, encore une fois, j’ai pas réussi. Je changerai jamais. Je suis juste faible, je suis un loser ».

Et il est là le problème.

Au lieu de mettre l’accent sur les jours où tu as réussi à te retenir, tu restes accroché sur le seul moment où tu as été faible.

Fais le calcul, compte le nombre de jours ou d’heures où ça allait ben ton affaire, versus le nombre de minutes où tu l’as échappé. Il y a une sacrée différence dans le chiffre, non ? Du coup, est-ce que tu vois le ridicule de t’attarder sur le petit chiffre ?

Elle est là, la formule pour gagner ton combat.

Se taper sur la tête est un sport national. Mais la gêne nous envahit lorsque vient le temps de se féliciter et, au bout du compte, c’est vraiment ça, la grosse affaire à changer.

Bonne année tout le monde !