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Gros changements en perspective

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Les prochains mois seront cruciaux pour l’avenir du bras financier du gouvernement, Investissement Québec (IQ), que la Coalition avenir Québec veut réformer en profondeur.

Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, souhaite qu’IQ prenne davantage de risque pour soutenir les entreprises québécoises, notamment celles en démarrage.

« Investissement Québec a beaucoup modulé son offre de service comme une banque, comme une institution financière, en faisant des prêts. C’est correct, mais je pense qu’il va falloir ajuster le curseur », a récemment déclaré M. Fitzgibbon à Radio-Canada.

Le mois dernier, Le Journal relevait que les prêts représentent actuellement 52 % du portefeuille d’IQ, contre 37 % il y a trois ans. En revanche, l’importance des prises de participations dans des entreprises a chuté, passant de 35 % à 24 % pendant la même période.

« Le risque peut amener des pertes plus grandes » pour IQ, a reconnu le ministre dans son entrevue à la télévision d’État. C’est toutefois un pari que la CAQ, qui regroupe plusieurs anciens entrepreneurs, est prête à faire.

Nouveau patron ?

On ne sait pas encore si le gouvernement Legault fera confiance à l’actuel PDG d’IQ, Pierre Gabriel Côté, pour mettre en œuvre sa réforme.

Le mois dernier, alors qu’il réagissait à la hausse des frais de déplacement chez IQ, Pierre Fitzgibbon n’avait pas voulu dire si M. Côté faisait partie de l’avenir de la société d’État.

« C’est prématuré à ce stade-ci, avait-il soutenu. Ma préoccupation, c’est plus le mandat, qui n’est carrément pas clair présentement [...], puis, après, on verra qui sont les personnes pour remplir ce mandat-là. »

Rendement en baisse

La performance financière d’IQ a reculé l’an dernier. En excluant la vente de vieilles actions de Domtar et d’actifs liés au programme des immigrants investisseurs, le rendement a atteint 5,3 %, contre 5,5 % en 2016-2017.

Le recul s’expliquait principalement par l’explosion des provisions pour pertes, qui sont passées de 3 M$ à 60 M$, en raison notamment d’investissements dans le secteur minier.