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Pas de «grand cru» boursier en 2019

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C’est le vendredi 21 septembre dernier, lendemain de ma chronique « Une bulle prête à éclater », que le principal indice de Wall Street, soit le S&P 500 de la Bourse de New York, touchait son sommet historique, à 2941 points.

Mercredi dernier, lendemain de Noël, le S&P 500 touchait, en cours de séance, son creux de l’année 2018, à 2346 points. Ainsi, en l’espace d’à peine trois mois, l’indice le plus représentatif de Wall Street s’effondrait de quelque 20 %.

Lors de cette « coûteuse » correction, le populaire Dow Jones s’effondrait de 19,5 % par rapport à son sommet historique du début octobre, à 26 951 points. Le NASDAQ, lui, s’écroulait de 24 % entre son record du 30 août dernier et son creux du 24 décembre.

La Bourse canadienne ? À l’instar de toutes les autres places boursières mondiales, la Bourse canadienne a elle aussi fortement chuté, perdant 17 % depuis son sommet record du 13 juillet dernier.

Cela dit...

Depuis le creux de mercredi, Wall Street s’est ressaisi. Et fidèle à son « petit » côté hystérique, la Bourse de New York a rebondi de quelque 6 % lors des séances de mercredi et de jeudi.

À moins d’une autre folle ascension lors de la dernière séance de lundi prochain, la Bourse américaine devrait boucler l’année 2018 dans le rouge d’au moins 5 %, tout en enregistrant sa seconde baisse au cours des 10 dernières années.

Du côté de la Bourse canadienne, les dégâts seront nettement plus marqués, dépassant les 10 %.

Même tendance baissière pour la plupart des bourses européennes et asiatiques.

Il y a pire encore pour la Bourse canadienne : c’est la troisième fois en 10 ans qu’elle termine l’année dans le rouge assez foncé, après des pertes de 11 % en 2011 et en 2015.

Que nous réserve 2019 ?

La bonne nouvelle : la Bourse américaine a « enfin » subi une solide correction, permettant ainsi de commencer la nouvelle année sur des assises plus solides, les excès étant en partie corrigés.

Après une « bonne » dégelée, nombre de titres américains sont redevenus plus raisonnables, en termes de ratio/bénéfices. Même scénario pour les titres canadiens, européens et asiatiques.

La mauvaise nouvelle : avec un Donald Trump à la tête des États-Unis pour la troisième année de son mandat, des décisions aux conséquences financières et économiques les plus inattendues sont à prévoir. Pour le meilleur, comme pour le pire.

Que les indices aillent au fil des prochains mois retester leurs récents sommets respectifs, cela reste possible.

Mais les embûches s’annoncent nombreuses.

  • Le cycle haussier de Wall Street entre dans sa 10e année.
  • La Réserve fédérale américaine devrait hausser son taux directeur à deux reprises.
  • Contrôlant le Congrès, les démocrates feront la vie très dure au président Trump.
  • La guerre commerciale entre la Chine et Trump continuera de hanter les investisseurs.
  • La croissance de l’économie chinoise devrait ralentir.
  • L’économie britannique restera sous haute pression avec le Brexit.

À moins d’une heureuse surprise, l’année 2019 ne sera pas un « Grand Cru » pour la Bourse !