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L’absence de Carey Price: une autre blessure cachée

Bruins c. Canadiens
Photo Martin Chevalier Carey Price connaissait une bonne séquence avant d’être blessé.

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L’annonce de l’absence de Carey Price pour le voyage du Canadien en Floride a eu l’effet d’un coup de massue, et encore une fois, l’organisation a préféré cacher la nature de cette blessure. Mais pourquoi ? Ou la vraie raison était-elle la naissance de son deuxième enfant ?

Au fil de ma carrière, mes équipes et moi avons eu à faire des cachettes et je n’ai pas de conseils à donner au Canadien, mais il me semble que ça empêcherait toutes sortes de rumeurs folles de se propager. Ça force les journalistes à vouloir sortir un scoop, à creuser, et finalement, ce ne sont que des rumeurs. Et ça augmente les sources de distractions autour de l’équipe.

Si la raison de son absence était la naissance de sa fille, c’est tant mieux. Certains joueurs continuent à jouer lorsque leur femme accouche alors que d’autres priorisent la famille. Il faut respecter ça et lui dire bravo. Peut-être que Price avait peur d’être critiqué de toutes parts en faisant ce choix, mais on ne peut le dire puisque le Canadien a parlé d’une blessure au bas du corps au préalable.

Si on parle du bas du corps, c’est soit l’aine, le genou, la cheville ou le pied. Je ne pense pas que ça va désavantager le Canadien. Quand Price va revenir, il va être à 100 %. Il n’y a pas une équipe qui va faire exprès pour le blesser de nouveau en fonçant sur sa blessure à son retour au jeu. Les joueurs ne pensent pas comme ça.

Il y a deux ans, il a fallu attendre à la fin de saison pour savoir ce que Price avait, et il y a quatre ans, cela avait été la même chose dans le cas de P.K. Subban. D’ailleurs, David Schlemko a été rayé de l’alignement lors du dernier match et on a ensuite appris qu’il souffrait d’une blessure. C’est toujours la même histoire.

En bonne posture

Cela dit, le Canadien est l’une des meilleures équipes de la Ligue nationale dans les dix derniers matchs (7-3-0 avant le match d’hier soir) et Price jouait son meilleur hockey à mon avis depuis quatre ou cinq ans, comme quoi sa perte est importante.

Il est évident d’ailleurs que le directeur général Marc Bergevin travaille fort pour améliorer son club parce que le Canadien est en séries, présentement, et il tentera sans doute d’obtenir du renfort à l’avant ou à l’arrière lors des prochaines semaines.

J’ai l’impression qu’on avait hâte de ramener Karl Alzner à Montréal. Le club-école n’a pas beaucoup de profondeur et il est dernier de la Ligue américaine. À 30 ans, ce n’était pas la place d’Alzner.

Une organisation ne veut pas garder un joueur qui gagne 6 millions $ dans la Ligue américaine. Ça sent le rachat à la fin de l’année, mais pour l’instant, je crois que ça faisait l’affaire de Marc Bergevin de le ramener avec le grand club. Ce n’est pas un aide-entraîneur dont ils ont besoin à Laval, c’est du talent !

Tout un test

Au moment d’écrire ces lignes, le Canadien se préparait à jouer en soirée face aux Panthers de la Floride, mais il sera intéressant de suivre le duel de ce soir à Tampa contre le Lightning, une équipe en feu qui a signé neuf victoires à ses dix dernières sorties (9-0-1).

Avec les Stamkos, Kucherov, Point et cie, l’offensive du Lightning est effrayante ! Pour moi, il est clair qu’ils ont un intérêt à obtenir un défenseur droitier. Vont-ils se lancer dans la course pour Erik Karlsson ? Et s’ils mettent la main sur la coupe Stanley cette saison, ça pourrait devenir une dynastie tellement ils ont un paquet de jeunes joueurs clés qui devraient rester encore un bout sous le soleil floridien.

Il faut à ce titre souligner le travail de Julien BriseBois qui a pris la relève de Steve Yzerman. Ce dernier était un bon DG, mais BriseBois a été l’architecte de ce club. Parce qu’Yzerman vivait à Detroit, BriseBois a engagé Jon Cooper, s’occupait du club-école et gérait le repêchage. Et quand on regarde les joueurs clés du Lightning, la plupart proviennent du repêchage.

— Propos recueillis par Roby St-Gelais

Les échos de Bergie

Des favoris et des surprises

Avec presque la moitié de saison de complétée, le Lightning fait partie des équipes dans l’Est susceptibles de gagner la coupe Stanley. Ajoutons à cela Washington, qui voudra répéter son exploit de l’an passé, et Toronto.

Il faudra voir aussi quelle sera l’équipe Cendrillon qui imitera les Golden Knights de Vegas du printemps passé.

Dans l’Ouest, Nashville me déçoit beaucoup alors que Calgary est l’une des surprises pour moi. À Edmonton, les Oilers sont toujours aussi décevants. Je pensais qu’Hitchcock replaçait les Oilers, mais ça ne semble pas être le cas et ça me fait peur. Si on parle d’Alzner à Montréal, à Edmonton, l’embauche de Milan Lucic a été une mauvaise décision. Certes, c’est dur de placer un vétéran dans les estrades ou sur la quatrième ligne, mais ces gars-là ne sont pas capables de suivre la cadence et ça coûte des points.

La nouvelle garde

Alexander Ovechkin, Connor McDavid, Auston Matthews et Nathan MacKinnon agiront à titre de capitaines pour le match des étoiles. À l’exception d’Ovechkin, on peut parler de la nouvelle garde de la LNH. On passe de l’ère Crosby à l’ère McDavid et on va parler dans les années à venir des confrontations McDavid/Matthews. Habituellement, on aimait nommer des vétérans comme capitaines à cet événement. D’ailleurs, je pense que le temps est venu à Toronto de nommer Matthews capitaine, comme l’ont fait les Oilers avec McDavid, les Penguins avec Crosby ou les Islanders avec Tavares.

Un peu de respect svp !

Larry Robinson, qui retournera à son poste de consultant avec les Blues plutôt que d’occuper un poste d’adjoint à l’entraîneur par intérim Craig Berube, en a trop fait dans sa carrière pour être à côté d’un entraîneur qui est là temporairement. Il faut avoir un peu de respect pour un gars de sa trempe. L’expérience aura donc duré quinze matchs.

J’en profite pour souhaiter une merveilleuse année 2019 à tous nos lecteurs. Que la santé et le bonheur soient au rendez-vous !