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Hydro-Québec: un sous-marin robotisé pour inspecter les barrages

Hydro-Québec: un sous-marin robotisé pour inspecter les barrages
Capture d'écran, TVA Nouvelles

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SAINT-ANDRÉ-D’ARGENTEUIL – Il y a près de 70 ans, les scaphandriers d'Hydro-Québec risquaient leur vie dans les eaux glaciales pour inspecter les barrages. Signe que les temps changent, c'est désormais un sous-marin qui s'en charge.

Il faisait -20 degrés Celcius lors du passage de TVA Nouvelles à la centrale de Carillon sur la rivière des Outaouais, à Saint-André-d’Argenteuil, dans les Laurentides. Malgré tout, l'équipe d'opérateurs devait procéder à une inspection. Pour ce faire, elle a fait appel au robot subaquatique Super Mohawk, qui vaut de l'or pour la société d'État.

«On a quatre caméras de montées sur le robot. On en a deux latérales qui donnent une ouverture de 180 degrés. Donc, on voit vraiment ce qui peut arriver de chaque côté du robot. On a une caméra haute définition», a expliqué André Viel, technicien en génie civil et scaphandrier.

Le sous-marin examine la surface en béton sous l'eau à l'aide de deux lasers lignes. Les données alimentent les ingénieurs, qui voient ensuite s'il y a des anomalies ou des fissures dans la structure.

Le robot est piloté à distance. Notons que la partie inférieure est dotée de bras hydrauliques qui permettent de retirer des débris.

Ce petit bijou de technologie a coûté 1,2 million $ et il est considéré comme un grand atout.

«Côté sécuritaire, bien, quand on peut éviter de mettre des plongeurs ou des scaphandriers à l'eau, on utilise le sous-marin. Ça, c'est un bon gain», a dit Louis-Marie Miljours, chef centrales chez Hydro-Québec.