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Des Fêtes branchées en voiture électrique

Des Fêtes branchées en voiture électrique

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Il y a facilement une soixantaine de chroniqueurs, blogueurs et journalistes qui s’échangent une flopée de véhicules de presse chaque semaine au Québec.

 

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Et tout ce beau monde est beaucoup plus prévoyant que moi lorsque vient le temps de trouver le traîneau parfait pour le temps des Fêtes. Vous devinez que les véhicules spacieux et confortables, à quatre roues motrices, sont les premiers à partir.

Cette année, plutôt  que de courir après un utilitaire sport réservé depuis des mois, je suis allé vers l’excès contraire, ou presque. Une Corvette? Pas vraiment, mais vous brûlez un peu, puisque j’ai choisi une Chevrolet Bolt EV, populaire sous-compacte à propulsion électrique avec hayon. Rien de moins.

 

Dans l’esprit des Fêtes

En fait, ce sont mes rétines qui ont chauffé en premier lorsque je l’ai aperçue, étincelante dans sa robe d’un vert fluo identique à celui des ambulances. J’ai décrété la nouvelle teinte Shock, une option de 490$, parfaite pour cette période frénétique et survoltée. On me voyait venir de loin et je pouvais repérer la Bolt du premier coup d’œil, même à quatre cents mètres, en plein stationnement.

J’ai même pensé l’envelopper d’un ou deux jeux de lumières de Noël et de les brancher dans la prise de 110V sur sa console centrale. Le temps m’a manqué.

Cette version Premier de la Bolt EV offre tous les branchements, accessoires et commodités qu’on peut raisonnablement souhaiter. C’est la moindre des choses, dans une petite voiture dont le prix est de 51 145$, telle qu’essayée, avant les taxes, la préparation et le rabais provincial de 8 000$.

On y trouve une borne Wi-fi dont je n’avais pas vraiment besoin et un mode mains libres pour le téléphone que j’ai utilisé constamment. Même chose pour le grand écran tactile central de 10,2 pouces qui permet de tout contrôler et d’avoir tous les détails imaginables sur le niveau de recharge de la grosse batterie. J’ai d’abord été choqué de l’absence d’un système de navigation, au prix demandé. J’en suis vite revenu parce que l’application Google Maps, intégrée à l’interface Apple CarPlay, est parfaitement efficace. Comme avec Android Auto, sûrement.

 

Confort à intensité variable

Il y a un écran pour le système de chauffage et une série de touches, boutons et molettes pour tout allumer, éteindre et ajuster du bout de l’index, juste en dessous. Ce que j’ai fait sans arrêt, pour profiter au maximum de la charge. Parce que le volant chauffant et les sièges chauffants électriques (même aux places arrière extérieures, dans la Premier) tirent peu de courant alors que l’autonomie chute d’une vingtaine de kilomètres en activant le système complet.

La routine est simple: appuyer sur le gros bouton bleu pour allumer le groupe de propulsion et aussitôt après sur les touches du volant et du siège chauffant. C’est suffisant pour rouler très confortablement, sauf si le pare-brise et les glaces sont givrés ou qu’on a des passagers frileux. Le dégivrage est assez rapide, mais le système met quelques minutes à réchauffer la cabine.

Il y a de la place en masse pour quatre adultes à bord. La position de conduite est impeccable et le siège du conducteur très correct, même si l’angle du coussin est un peu trop fort. La visibilité est vraiment très bonne aussi, surtout qu’on peut incliner les appuie-tête à l’arrière quand on roule en solo.

 

Branchements à répétition

Je suis convaincu de m’être amusé plus que tout le monde pendant le temps des Fêtes dans cette Bolt EV vert fluo à peu près parfaite pour rouler en ville et autour. Avec un 0-100 km/h mesuré de 7,46 secondes, ça ne traîne jamais aux feux verts et en reprise. De plus, je n’ai à peu près pas touché la pédale de frein tellement la récupération d’énergie est puissante, quand on lève le pied droit avec le sélecteur en mode L. Et il y a la manette gauche, derrière le volant, s’il en faut plus.

Et l’autonomie, dites-vous? J’ai vu un maximum de 286 km après une recharge complète à -1 degré et un minimum de 242 km lorsque la température a plongé à -10 C. C’est quand même loin des 385 km notés lors d’un essai précédent, en juillet.

J’ai branché la Bolt une bonne vingtaine de fois, sur une prise extérieure de 110 V. Opération facile, avec un câble long et léger qu’on range sous le plancher d’une soute cargo dont on peut au moins doubler le volume en repliant les dossiers arrière. Vivement la recharge par induction, quand même.

 

Ma carte du Circuit électrique était prête, mais la première et unique borne disponible est à un demi-kilomètre. Je me suis débrouillé sans. Il faut dire que les enfants sont venus à la maison et que je n’ai pas de famille en Abitibi, à Chicoutimi ou en Gaspésie. Sinon, ce serait une autre histoire, mais certainement pas impossible.

Chose certaine, le temps de Noël en ville dans une bonne voiture électrique, quand on a le moindre accès à une prise normale, c’est parfaitement réjouissant. Vert fluo ou pas.