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Wall Street, affaiblie par Apple, chute à l’ouverture

Wall Street
AFP

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NEW YORK | Wall Street a démarré en forte baisse jeudi, affaiblie par le plongeon d’Apple dans le sillage d’un abaissement de ses prévisions de résultats sur fond de ralentissement de la croissance en Chine.

En matinée, l’indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 1,46% à 23 005,82 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, reculait de 1,45% à 6 569,53 points.

L’indice élargi S&P 500 lâchait 1,08% à 2483,00 points.

La place new-yorkaise avait fini mercredi en hausse grâce à un bond des cours du pétrole, les indices s’étant repris à la clôture après un plongeon à l’ouverture, déjà dans le sillage de nouvelles inquiétudes sur l’économie chinoise: le Dow Jones avait gagné 0,08% et le Nasdaq 0,46%.

Les indices d’un affaiblissement de l’économie en Chine, pays pourtant moteur de la croissance mondiale durant des années, se multiplient ces derniers temps.

Le dernier en date est venu d’Apple qui a annoncé mercredi réviser en baisse ses prévisions de résultats pour le 4e trimestre 2018 à cause notamment de l’activité chinoise moins dynamique, ainsi que de la guerre commerciale avec les États-Unis.

Concernant Apple, «il s’agit de la première révision à la baisse des prévisions en presque deux décennies», a observé Chris Low de FTN Financial.

Cet avertissement sur résultat faisait dégringoler le fabricant de l’iPhone de 8,81% à l’ouverture, lui faisait perdre au passage quelque 65 milliards de dollars de valeur, et confirmait un peu plus les craintes des investisseurs ces derniers mois sur le ralentissement des ventes de la marque à la pomme.

À la suite à cet avertissement d’Apple, les analystes de Goldman Sachs ont notamment revu à la baisse leurs perspectives sur son cours de Bourse, affirmant que cette annonce «confirme notre point de vue négatif sur la demande en Chine».

Après avoir été la première entreprise privée américaine à avoir franchi la barre des 1000 milliards de valeurs boursière l’été dernier, Apple a perdu le tiers de sa valeur depuis et vaut désormais moins que Microsoft, Amazon et Alphabet, la maison mère de Google.

Cette nouvelle a également fait plonger les places boursières internationales, de l’Asie à l’Europe, les investisseurs privilégiant les actifs réputés peu risqués tels que la devise japonaise et l’or.

En pleine guerre commerciale entre Pékin et Washington, et alors qu’aucune issue n’est pour le moment sur la table, cette annonce d’Apple est par ailleurs le résultat d’«une autre balle dans le pied que Donald Trump inflige à l’économie américaine», a commenté Phil Davis, PSW Investments.

«Apple est la plus grosse entreprise de cette économie, elle ressent forcément la douleur» du bras de fer entre les deux pays, a-t-il ajouté.

Le marché était également affaibli jeudi par la chute de 13 % du groupe pharmaceutique Bristol-Myers Squibb après son annonce de rachat de Celgene pour 74 milliards de dollars.