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Aimons donc la politique

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Comme toujours, le début d’une nouvelle année est l’occasion de prendre certaines résolutions.

Si celles-ci sont souvent abandonnées rapidement, je persiste à croire qu’il est possible de se fixer des objectifs réalistes et atteignables. On peut même le faire collectivement. Notre intérêt envers la chose politique est un bon exemple.

Jadis

Dans un passé pas si lointain, les Québécois s’intéressaient réellement à la politique. Malheureusement, le cynisme aura réussi à prendre le dessus et à créer un immense fossé entre la population et les politiciens. Alors, à qui la faute ?

Bien sûr, nos politiciens peuvent aisément se coiffer du bonnet d’âne. La corruption et la collusion, le plat à bonbons, les promesses brisées et autres dérives auront alimenté l’écœurement de la population. Certains diront aussi que les médias ont un rôle à jouer. Ce n’est pas faux non plus. Admettons que l’accent n’est pas toujours mis au bon endroit et que les bonnes nouvelles trop souvent ne font pas les nouvelles. Ajoutons également à la liste la question nationale qui aura pris trop de place au cours des dernières décennies, engendrant une certaine lassitude.

Notre nombril

Mais il y a « nous » aussi. Il faut reconnaître notre part de responsabilité. Nous ne lisons plus les programmes des partis, nous ne nous impliquons plus, pas plus que nous nous intéressons à la vie politique. Nous aimons nos p’tites émissions, notre p’tit téléphone, notre page Facebook et les vidéos de chats, mais la politique, on s’en balance un peu.

Et si nous faisions un effort ? Si nous décidions de réellement suivre et nous intéresser à l’action du nouveau gouvernement du Québec, ou de débattre des vrais enjeux dans le cadre de la campagne fédérale qui se déroulera cette année ? Il me semble qu’il y a là une résolution pas trop compliquée, ni trop engageante, et qui aurait des retombées positives. Embarquez-vous ?