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Quelles variétés de cannabis de la SQDC préférez-vous?

L'expérience client à la SQDC se résume pour le moment à demander au commis: «Qu'est-ce qu'il vous reste?». Depuis octobre, j'ai tout de même pu essayer une quinzaine de variétés, en plus de différents atomiseurs et gélules de CBD.
Photo AFP L'expérience client à la SQDC se résume pour le moment à demander au commis: «Qu'est-ce qu'il vous reste?». Depuis octobre, j'ai tout de même pu essayer une quinzaine de variétés, en plus de différents atomiseurs et gélules de CBD.

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Parmi les 47 variétés de fleurs de cannabis séchées de la SQDC, laquelle préférez-vous? Difficile d’y répondre tant les ruptures de stock nous contraignent à acheter ce qui reste et non ce qu’on voulait essayer.

Lorsque je demande aux grands consommateurs ce qu’ils pensent de la qualité du cannabis à la SQDC, on me répond souvent qu’elle est décevante parce que leurs produits sont irradiés ce qui affecte les terpènes (arômes essentiels).

La plupart des producteurs de cannabis irradient effectivement leur cannabis. L’irradiation est déjà utilisée en alimentation pour détruire les germes.

«Ça tue les bactéries, mais attaque aussi l’intégrité des terpènes», déplore José Dominguez, qui est un maître cultivateur.

Le consultant en horticulture William Fournier précise que l’irradiation ne semble pas affecter les taux de THC et de CBD. «J’ai vu des certifications d’analyse avant et après irradiation et les niveaux de THC et de CBD n’avaient pas changé, dit-il. Mais la réalité c’est qu’il manque de recherche scientifique là-dessus.»

The Green Organic Dutch cultive du cannabis biologique qui n’est pas irradié. Mais pour le moment, l’entreprise ne fournit pas la SQDC.

«Les grands producteurs cultivant sur une grande surface semblent avoir des problèmes à standardiser le produit et ne pas dépasser les seuils microbiologiques, alors ils doivent donc irradier», explique José Dominguez.

«Les petites productions semblent avoir une plus grande facilité à respecter les seuils acceptables de contaminants. Les installations ont donc une grande influence... ainsi que les pratiques de production», ajoute-t-il.

Maintenant qu’on a dit tout ça, je suis curieuse de savoir quelles sont vos variétés préférées à la SQDC et pourquoi.

José a aussi commencé à m’écrire des critiques détaillées de variétés qu’il a essayées. On en avait d’ailleurs parlé ensemble dans cette vidéo.

Voici l’avis de José Dominguez

Variété: Rockstar
Producteur Grail (Tilray)

Quantité: 15 gr
Au premier coup d’œil, le produit semble satisfaisant. Fleurs de grosseur moyenne dégageant une odeur terreuse classique aux variétés de kush. Un peu foncées, les fleurs sont visiblement taillées à l’aide de machine comparable aux produits qu’on retrouve dans le marché noir commun. À la dégustation, le tableau se gâte. Les fleurs sont trop sèches et semblent avoir de la difficulté à rester allumées. Malheureusement, le goût qu’on attendait à la suite de l’inspection olfactive se perd après seulement quelques bouffées du joint qui s’éteint constamment (probablement dû à un mauvais rinçage ou une utilisation abusive d’engrais).
Note 5/10

Variété: Purple Chitral
Producteur San Raphael 71 (Medreleaf)
Quantité: 2 x 1 gramme
C’est clairement l’échantillon le plus satisfaisant. Bien que les fleurs soient de petite taille (on ne peut demander la lune lorsqu’on achète un gramme), la préparation semblait attentionnée: pas de branche inutile. Cet échantillon passe le test olfactif sans trop de problèmes: une bonne odeur boisée et de raisins qui rend optimiste pour la dégustation. Et effectivement, je ne suis pas déçu. À la dégustation tout comme lors de l’inspection primaire, le Purple Chitral est sans doute le meilleur des échantillons. Malgré un problème à rester allumé, le joint a bon goût, à l’image de la qualité de la fleur séchée. Les arômes sont présents jusqu’à la fin.
Note 7/10

** Plusieurs consommateurs m’ont dit avoir apprécié la qualité du Purple Chitral. 

Variété: Atlantide
Producteur Hexo 

Quantité : 3.5gr
Ce produit m’a énormément déçu. Ayant de grandes attentes patriotiques envers le seul producteur québécois de la SQDC, je suis resté sur ma faim... je dirais même plus que j’ai «crevé de faim»! Lorsque j’ai ouvert le contenant, j’ai perçu une odeur désagréable ammoniaquée de cannabis ayant surchauffé au séchage. On voit même des bouts de feuilles brunes mal taillées. Ce n’était pas très invitant pour une dégustation. Mes sens ne me trompent jamais lorsque j'inspecte du cannabis. Mais bon, je me suis sacrifié. Et tout comme je l’avais prévu, après seulement deux inhalations, j'ai abandonné! Un produit visiblement mal cultivé, mal rincé, mal séché et irradié qui m’a dégoûté! Mal de gorge et mal de cœur sont tout ce que j’en ai retiré.
Note 1/10 (si je pouvais y mettre 0, je le ferais.)

Variété: Balance
Producteur Solei (Aphria)

Quantité: 2 x 1 gr
Je dois le mentionner: bravo pour l’emballage minimal. Un sac de papier doublé d’un plastique à l’épreuve des odeurs! Ce produit est celui qui est emballé avec le moins de perte d’espace et qui est le moins polluant. Malheureusement, le sac n’ayant pas de base, les fleurs finissent ultimement par être écrasées et ressembler à une galette.
Ainsi l’échantillon ressemblant à des chips était très décevant. Aucune odeur perceptible n’est détectée outre celle de foin séché. (Les variétés à fort taux de CBD ont normalement une agréable odeur de cerise ou d’oignon fromagé.)
La fleur n’aurait jamais dû être vendue. Elle aurait dû prendre le chemin de l’extraction. Une énorme branche à laquelle étaient attachés quelques calyx et pistils ne promettait rien de bon. À la dégustation, j’ai encore une fois été déçu. Un cannabis très «générique», trop sec et n’ayant aucun effet marqué du CBD. Je suspecte qu’une irradiation est également faite sur ces produits, car il y a un manque flagrant d’odeur et de goût.
Note 3/10


Variété #1: LA Confidential
#2:  Mk ultra

Procucteur: Aurora

Quantité: 3,5 gr # Mk ultra
Quantité: 3,5 gr
Lors de mes achats à la SQDC, j’ai pu obtenir deux variétés de la marque Aurora. Ayant toutes deux un côté héréditaire de la OG kush (connue pour son faible rendement, mais aussi pour sa puissance écrasante et son odeur gazée terreuse qui en ont fait une variété légendaire), je m’attendais à retrouver un minimum de qualité olfactive et visuelle. J’ai tellement été déçu que j’ai choisi de commenter les deux variétés sous la même évaluation.
Les deux produits, malheureusement très semblable quant à l’odeur (une odeur ammoniaquée de foin chauffé) et l’apparence (de très petites fleurs trop sèches et brunâtres par endroit).
Les seules subtilités? Le Mk ultra brûlait mieux que le LA Confidential, mais le goût était très similaire. L’un était du foin de début de printemps, et l’autre du foin d’automne. Les produits Aurora pourraient être cultivés avec plus de soins et sont fort probablement irradiés. Et malheureusement, on voit bien les résultats sur les arômes et les saveurs du cannabis.
Note 1/10

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Pour lire et voir d’autres évaluations des produits de la SQDC:

J’aime la chaîne YouTube de Oli Jardin, le Pot Show. En plus de tester les variétés, il est très pédagogique dans son approche. Initiés et néophytes apprécieront.

Mon collègue Nicholas De Rosa qui a un Podcast sur Qub radio a réalisé un épisode sur la qualité des produits de la SQDC.

Il existe aussi des sites de critiques comme celui de Marc Boris Saint-Maurice, fondateur du Club Compassion à Montréal, Espace cannabis.

Ou encore le site de Lift.

Pour ma part, j’aime bien Great White Shark (encore une fois du San Raphael 71, Mereleaf) ou le Jean Guy de Good Supply (Aphria). Et vous?

Je prends une petite pause de quelques semaines, le temps d’un voyage en Colombie. On s’en reparle à mon retour!