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La Bourse affecte la performance du Fonds de solidarité FTQ

Le rendement sur 6 mois chute à 2,2% pour un rendement annuel de 5,8% en 2018

Gaétan Morin. PDG du Fonds FTQ
Photo PIerre-Paul Poulin Gaétan Morin. PDG du Fonds FTQ

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Les déboires de la Bourse font mal au Fonds de solidarité FTQ. Le fonds de travailleurs a enregistré un rendement de 5,8 % au cours de la dernière année, bien loin des 8,9 % connus l’an dernier.

Si la performance des entreprises privées québécoises reste intacte, il en va autrement pour celles qui sont cotées en Bourses, qui, comme plusieurs autres, ont connu une fin d’année 2018 difficile.

Pour les 6 premiers mois de l’exercice 2018-2019, qui s’est terminé le 30 novembre dernier, le portefeuille du Fonds de solidarité FTQ a engrangé des profits de 314 millions de dollars. La valeur de l’action se chiffre à 41,61 $, soit un rendement à l’actionnaire de 2,2 %.

L’actif net augmente à 14,8 milliards de dollars, alors qu’il se chiffrait à 13,7 milliards de dollars au 30 novembre de l’année précédente.

On est donc bien loin des résultats de l’année précédente, alors que les profits s’élevaient à 506 millions $, pour un rendement à l’actionnaire de 3,8 % sur 6 mois, et de 8,9 % sur 12 mois.

« On est très fiers de pouvoir donner ce rendement de 2,2 % pour la période de 6 mois, ce qui traduit bien, selon nous, le fait que l’économie va quand même bien, que les perspectives sont somme toute bonnes », a indiqué en entrevue le PDG du Fonds FTQ, Gaétan Morin.

Situation « très volatile »

Les rendements composés annuels à l’actionnaire du Fonds (sans tenir compte des crédits d’impôt) sont de 5,8 % pour 1 an (contre 8,9 % l’an dernier), de 7,4 % pour 3 ans (7,8 %), de 7,3 % pour 5 ans (7,6 %) et de 7,0 % pour 10 ans (4,5 % à pareille date).

« C’est évident que les marchés boursiers ont été pas mal moins performants cette année, et, en novembre [à la fin de l’exercice], on avait déjà perdu du terrain », dit M. Morin.

« Les actions de sociétés publiques québécoises ont été malmenées, comme toutes les autres grandes sociétés », a-t-il poursuivi.

Comment envisage-t-il la prochaine année au Fonds, un peu plus d’un mois après le début du 2e semestre ?

« Je ne me risque plus à faire des prévisions. La situation est très volatile depuis quelques mois. »

La performance de fonds de la sorte est très influencée par la géopolitique, souligne-t-il, par exemple le Brexit, les accès de colère du président américain Donald Trump, ou la guerre commerciale qu’il semble déterminé à livrer à la Chine.

Pendant cette période, le Fonds a aussi investi 464 millions $ en capital de développement auprès d’entreprises présentes au Québec. C’est notamment le cas d’un investissement de 50 millions $ dans Stingray, qui a permis à l’entreprise montréalaise d’acheter la société NCC, l’un des plus importants radiodiffuseurs canadiens.

Les Fonds régionaux de solidarité FTQ ont quant à eux consacré 61,1 millions $ à des investissements dans plus de 33 entreprises québécoises.