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Paradis de l’orignal et de la relève

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Photo courtoisie Plus de 400 orignaux sont interceptés chaque année dans la réserve faunique de Rimouski. Sur ce cliché, on peut voir une bête de belle taille arborant un panache d’envergure moyenne pour ce giboyeux coin de pays.

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La majorité des secteurs de la province abrite une densité de moins de trois orignaux au 10 km². L’endroit que je vous présente aujourd’hui en accueille pour sa part plus de 32.

Dans les années 1960, dans le Bas-Saint-Laurent, la réserve Horton était reconnue comme étant un éden pour les chevreuils trophées. La terrible épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette des années 1980 a malheureusement dévasté une bonne partie de cette giboyeuse forêt.

Face à la situation critique engendrée, les forestiers n’ont eu d’autres choix que d’abattre une grande quantité d’arbres infectés. L’habitat a alors incroyablement changé et a plutôt favorisé l’expansion de l’orignal.

Il ne faut toutefois pas se leurrer et savoir qu’en 1995, lorsque la réserve faunique de Rimouski a pris la gestion de ce territoire, la population commençait à peine à prendre un certain essor. Moins de 75 groupes étaient venus y chasser cette saison-là.

Régénérescence

Le nouveau garde-manger qui s’est développé à la suite du passage des bûcherons était principalement composé de ramilles d’érables à épis, de trembles et de jeunes repousses de bouleaux. On ne pouvait espérer mieux pour ces bêtes.

Lors de l’inventaire de 2001, les biologistes ont dénombré 1100 spécimens sur ce territoire de 720 km² qui borde le Nouveau-Brunswick. En 2014, ce chiffre avait plus que doublé pour s’établir à 2400. Imaginez, si on fait le calcul, on réalise qu’il y a 3,3 orignaux non pas au 10 km², mais plutôt par km². C’est 10 fois plus que dans la majorité des secteurs de la Belle Province.

Ce qui est également remarquable de ce secteur géré par la société d’État, c’est qu’il est possible de se véhiculer partout dans les 28 zones de chasse d’une superficie moyenne de 25 km² grâce aux milliers de kilomètres de sentiers forestiers développés par l’industrie.

Prélèvement

Afin d’offrir des chances égales à tous les citoyens, tous les forfaits sont attribués par tirage au sort parmi ceux qui ont appliqué entre le 1er décembre et le 15 janvier. Les 450 groupes gagnants ont alors le choix d’opter pour un séjour en camping, en chalet Modik, à l’arc, en chalet avec plan européen (le plus populaire), en plan américain avec guide et repas gastronomiques ou pour la chasse tardive. Il y en a littéralement pour tous les goûts et toutes les bourses.

La saison se déroule du début de septembre jusqu’à la mi-novembre. Le taux de succès, pour tous les types de forfaits proposés, dépasse 74,5 %. Toutefois, si on analyse seulement les récoltes avec arme à feu, le pourcentage dépasse les 85 % et il avoisine les 100 % pour ceux qui optent pour le plan américain avec guide.

« Les résultats pourraient être encore meilleurs si la clientèle était moins sélective. Presque tous nos invités souhaitent récolter un buck arborant des bois d’au moins 50 pouces » nous confiait le directeur Michel Fournier.

Il poursuivait ses propos en expliquant ce qui suit : « Bien qu’un monstre coiffé d’un panache de 61 pouces ait été intercepté l’automne dernier ainsi qu’une quinzaine d’autres de plus de 50 pouces, il faut savoir que la taille moyenne des palettes récoltées se situe dans une gamme allant de 36 à 45 pouces. Certains ont des attentes si élevées qu’ils attendent à la dernière minute pour finalement repartir avec une femelle ou un veau et même quelques fois bredouilles. »

Sur le terrain

Le centre névralgique et stratégique de la réserve se situe au lac Rimouski. C’est à cet endroit qu’on retrouve le poste d’accueil, une immense chambre froide, une station d’enregistrement pour votre bête et un luxueux pavillon où on sert de succulents plats.

Un total de 28 chalets, de différentes catégories, mais avec tous les services, sont répartis sur ce vaste terrain de jeu. Il y a aussi trois sites de camping.

Monsieur Fournier tenait également à souligner l’équipe de conducteurs de chien de sang, chapeauté par Nicolas Lapointe, qui seconde les efforts des chasseurs afin de récupérer leur gibier, le cas échéant.

Pour les apprentis

Comme le dit si bien à la blague M. Fournier, « si tu débarques de ton véhicule et que tu ne vois pas de traces au sol, c’est que tu n’es certainement plus dans la réserve ». Pour un débutant, il est encourageant de voir des pistes, sans compter que de nombreux adeptes observent des dizaines d’orignaux lors de leur séjour.

On dénombre 37 nappes d’eau où l’omble de fontaine indigène est à l’honneur à Sépaq Rimouski. Une douzaine d’autres plans d’eau abritent, pour leur part, des truites ensemencées au grand plaisir des jeunes manieurs de canne et des néophytes de tous âges.


► Il ne reste que 10 jours, soit jusqu’au 15 janvier, pour participer au tirage au sort sur le site sepaq.com/tirages. Pour en savoir plus, composez le 1-800 665-6527 ou lorgnez du côté du sepaq.com/rf/rim.


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