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Rééquilibrer son portefeuille

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Q. On m’a récemment suggéré de rééquilibrer mon portefeuille. Est-ce nécessaire ?


R. Certains experts croient que c’est incontournable pour s’ajuster aux marchés ou à votre situation personnelle.

Un des principes de base du placement est la diversification de portefeuille. Celui-ci doit détenir différentes classes d’actifs (actions, obligations, FNB, FCP, liquidités, etc.), dont la pondération varie selon votre tolérance au risque, vos objectifs et votre âge. Il doit aussi être diversifié géographiquement et selon divers secteurs de l’économie.

Mais, avec le temps, l’économie change. D’autant plus que la valeur de certains actifs plus risqués, comme les actions, augmente souvent plus rapidement que, par exemple, les obligations. Ce qui déséquilibre davantage le portefeuille, qui s’éloigne davantage de ses cibles.

Ça implique de vendre certains titres et d’en racheter d’autres. Il est toutefois difficile de se départir de titres qui, a priori, ont généré de bons résultats pour en acquérir d’autres, qui semblent moins performants. C’est un peu contre nature.

Par contre, on peut profiter d’aubaines qui s’offrent sur le marché. Il faut donc vous doter d’un cap au-delà duquel le rééquilibrage est obligatoire : lorsqu’une catégorie ou un titre dépasse de 5 % ou 10 % de sa cible, par exemple.

Par contre, lorsqu’un investisseur est en période d’accumulation du capital, il peut se contenter d’acheter des titres qui rééquilibreront les pondérations.

Fin d’année

Les investisseurs de type « valeur », qui vendent rarement, vont se livrer annuellement au rééquilibrage. C’est comme une résolution du jour de l’An.

Ils se demanderont aussi si leur portefeuille correspond encore à leur situation personnelle et familiale : fin de célibat, arrivée d’un enfant, RAPer pour acheter une propriété, départ des enfants de la maison, date de retraite qui approche, etc.

Fin de cycle

La Bourse tire vers le bas depuis le début décembre. Nombreux sont ceux qui affirment que le cycle actuel de croissance de sept ans de l’économie américaine va finir bientôt. Les hausses des taux de la Fed, le Brexit, la fin des réductions d’impôt américaines, les guerres commerciales du président Trump ajoutent de l’incertitude. Juste avant Noël, le S&P 500 tombait de 14,5 % sous son record du 20 septembre, et malgré la remontée du lendemain de l’Après-Noël, le Dow, le S&P 500 et le NASDAQ demeuraient dans le rouge.

Plusieurs experts professent désormais la prudence. Ils suggèrent de réduire la proportion en actions et d’augmenter celle des titres de revenus fixes, qui diminuent le risque et augmentent les flux de trésorerie fixes.

Des investisseurs vont plutôt rééquilibrer géographiquement au lieu de toucher à la pondération par classe d’actifs, par exemple en vendant les marchés émergents pour miser sur le Canada et les États-Unis. Ou se replieront sur des titres défensifs, comme les pharmaceutiques, les détaillants en alimentation, les fonds aurifères, etc.

Conséquences fiscales

Vendre des titres peut avoir des conséquences fiscales. Une bonne façon de contourner le problème est d’effectuer les transactions dans les comptes REER et CELI.