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Vert avant le temps

<i>Écotopia</i></br>
Ernest Callenbach</br>
Aux Éditions Rue de l’échiquier, 304 pages
Photo courtoisie Écotopia
Ernest Callenbach
Aux Éditions Rue de l’échiquier, 304 pages

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Avec Écotopia, l’écrivain et journaliste américain Ernest Callenbach a signé un grand classique de la littérature écologiste. Un livre à découvrir ou à redécouvrir.

Curieusement, on a eu envie de commencer l’année avec un bouquin datant de 1975, les Éditions Rue de l’échiquier ayant eu la chouette idée de rééditer (et de retraduire en français !) Écotopia. À l’époque, ce roman s’est rapidement écoulé à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires, parce qu’il a été l’une des premières véritables utopies écologiques à faire son apparition sur les tablettes des librairies. Mais comme on était alors beaucoup trop jeunes pour dévorer autre chose que les livres de la Bibliothèque rose ou verte, on vient en fait tout juste de découvrir ce vieux best-seller !

L’histoire se déroule en 1999 – ce qui n’est pas sans rappeler la série télévisée de science-fiction Cosmos 1999 ! –, alors qu’aucun États-Unien n’a encore jamais mis les pieds à Écotopia, un petit pays qui a surgi sur les cartes une vingtaine d’années plus tôt lorsque la Californie, l’Oregon et l’État de Washington se sont séparés du reste des États-Unis pour fonder une société prônant l’écologisme sous toutes ses formes (recyclage systématique, énergie propre, retour à la nature, vélos en libre-service, agriculture bio, etc.).

Avant-gardiste

Spécialiste des relations internationales, le journaliste du Times-Post William Weston aura ainsi pour mission d’entamer des démarches diplomatiques afin d’atténuer les sourdes rancœurs suscitées par cette sécession. Et ce faisant, par le biais de ses articles et de ses notes personnelles, on découvrira peu à peu pourquoi les Écotopiens ont tout pour être heureux et pourquoi ce livre aux préceptes avant-gardistes a marché si fort il y a 40 ans... même si son style est loin d’être génial.

Frissons garantis

Corruption

<i>Corruption</i></br>
Don Winslow</br>
Aux Éditions Harper Collins, 592 pages
Photo courtoisie
Corruption
Don Winslow
Aux Éditions Harper Collins, 592 pages

Avec ce nouveau roman policier qui ne reçoit que des éloges depuis sa sortie, l’écrivain américain Don Winslow nous transporte d’emblée à New York. Le New York de l’Irlandais Denny Malone, inspecteur vedette du Manhattan North Special Task Force, l’unité d’élite du NYPD chargée de lutter contre la violence et les trafiquants de substances illicites, 70 % des meurtres perpétrés dans ce secteur de la grosse pomme étant directement liés à la drogue. Mais comme on l’apprendra dès les premières pages, Malone est loin d’être blanc comme neige. Et c’est pendant qu’il croupira en prison, les fédéraux ayant réussi à le coincer, que l’on comprendra pourquoi.

De super flic à ripou

Carburant aux go-pills afin d’être toujours d’attaque, Malone a mené sa carrière tambour battant en envoyant derrière les barreaux un nombre incalculable de fripouilles de tout acabit. Après 18 ans de bons et plus ou moins loyaux services – à la Task Force, on ne fait pas toujours les choses selon les règles ! –, il sera donc particulièrement bien placé pour savoir que la plupart des flics et des notables qu’ils côtoient sont aussi corrompus qu’un morceau de viande qui aurait passé deux semaines au soleil.

En juillet 2016, au cours d’une descente dans une fabrique d’héroïne, Malone s’achètera ainsi un aller simple pour l’enfer avec la montagne de fric et de drogue qu’il y volera. Et curieusement, jusqu’à la toute fin, on ne pourra s’empêcher de prier pour qu’il s’en sorte.

À lire aussi cette semaine

So Much Things to Say – L’histoire orale de Bob Marley

Roger Steffens, aux Éditions Robert Laffont, 560 pages
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Roger Steffens, aux Éditions Robert Laffont, 560 pages

Apparemment, il y aurait déjà plus de 500 livres consacrés à Bob Marley. Mais celui-ci est réellement différent des autres, puisqu’il donne la parole à tous ceux et celles qui l’ont bien connu. Sa mère Cedella Booker, Peter Tosh, Tyrone Downie, Bunny Wailer, Judy Mowatt ou son fils Ziggy s’étendent ainsi sur sa vie, et ce, de manière chronologique. Un must.


La fille tatouée

Joyce Carol Oates, aux Éditions Points, 408 pages
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Joyce Carol Oates, aux Éditions Points, 408 pages

Dans ce énième roman – elle en a tellement écrit qu’on n’arrive plus à les compter ! –, l’écrivaine américaine Joyce Carol Oates met en scène un romancier assez malade pour qu’il soit obligé de se trouver une assistante. Mais curieusement, il jettera son dévolu sur une jeune femme inculte et illettrée couverte de tatouages... et hélas, il ne tardera pas à s’en mordre les doigts. Une histoire qui nous a secoués.


Scènes de crime à Orsay

Christos Markogiannakis, aux Éditions Le Passage, 240 pages
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Christos Markogiannakis, aux Éditions Le Passage, 240 pages

Avec ce livre, qui nous permet de déambuler tranquillement dans les salles du musée d’Orsay, on s’offre une visite vraiment très particulière : toutes les œuvres qui y sont présentées représentent en effet des tentatives d’assassinat ou des scènes de crime. Et grâce aux explications fournies, on découvrira pourquoi Paul Cézanne, Henri Regnault ou Henri-Camille Danger ont eu envie de les peindre.


Dans l’œil du chat

Mélani Le Bris, aux Éditions Zulma, 144 pages
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Mélani Le Bris, aux Éditions Zulma, 144 pages

Si on aime les chats un peu, beaucoup, à la folie, on prendra sûrement plaisir à feuilleter cet ouvrage qui leur rend hommage. Photographiés en noir et blanc, ils ont tour à tour été surpris en train de bâiller, de chasser, de roupiller, de se promener, de boire, de se rouler par terre ou d’admirer le lever du soleil. Difficile de ne pas pousser des « oh, trop mignon ! » à chaque page !