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Immigration: Montréal largement préférée à Québec

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Plus d’un an après l’afflux massif de demandeurs d’asile au Québec, ces migrants sont très peu à s’être installés dans la capitale provinciale, lui préférant la métropole.

Même si elle était prête à apporter son soutien, l’Association haïtienne de Québec affirme ne pas avoir été sollicitée pour répondre à cette vague de migrants, dont la majorité était d’origine haïtienne.

« On avait donné la possibilité, s’il y en a qui arrivent, si on pouvait les aider, mais on n’a eu aucune nouvelle », mentionne Charles Madet, président de la communauté à Québec.

Pas la même situation

À sa connaissance, aucune famille haïtienne arrivée de manière irrégulière depuis 2017 ne se trouve aujourd’hui à Québec. Selon lui, les migrants qui n’ont pas été expulsés se sont davantage retrouvés dans la métropole et dans la capitale fédérale.

« On n’est pas du tout dans la situation de Montréal », observe également Dominique Lachance, présidente du Centre multiethnique de Québec, citant l’attraction des centres urbains et la communauté haïtienne très importante à Montréal pour expliquer cette réalité.

La concentration des services aux immigrants et des avocats en droit de l’immigration dans la métropole y est aussi pour quelque chose, selon elle.

L’organisme, qui offre des services d’accueil et d’intégration à la société québécoise, est intervenu auprès d’une quarantaine de demandeurs d’asile en 2017-2018, soit un peu moins de 2 % de sa clientèle.

Un plan d’action

À l’instar de l’Association haïtienne de Québec, l’organisme n’a pas joué un rôle particulier lors de la vague de migrants de 2017.

« On s’était un petit peu préparés, mais finalement, il n’y a eu personne », explique Dominique Lachance.

Le phénomène a néanmoins poussé le Centre multiethnique de Québec à élaborer un plan d’action pour se préparer à l’éventualité d’un deuxième mouvement de migration en 2018. Encore une fois, son aide n’a pas été requise cet été.

« Le travail qui a été fait n’a pas été perdu. On s’est dit que de toute façon, même s’il n’y a pas d’arrivée massive, il demeure qu’il y a des demandeurs d’asile qui sont arrivés et que ça nous amène à revoir un peu une façon de travailler », souligne Mme Lachance.

Les démarches du Journal auprès de plusieurs intervenants n’ont permis de retracer que deux familles établies à Québec, qui avaient choisi d’entrer à pied et de façon irrégulière au pays, l’une d’origine colombienne et l’autre burundaise. Elles ont décliné notre demande d’entrevue par crainte de nuire à leurs démarches avec les instances gouvernementales.