/opinion/columnists
Navigation

L’épreuve du temps

Coup d'oeil sur cet article

À Las Vegas, en décembre dernier, j’ai revu avec un bonheur intact deux spectacles du Cirque du Soleil : Mystère et O.

Ces chefs-d’œuvre du genre ont plus de vingt ans. Ils n’ont pas pris une ride. Ces deux créations ont donc traversé les modes et les courants. Comme le spectacle des Beatles et K de Robert Lepage. Le public, toujours au rendez-vous, vibre, s’émeut et quitte la salle presque à regret.

Il faut en tirer une leçon à notre ère où l’on crée dans la frénésie de l’instant et des modes. N’oublions pas que les œuvres et la création en général ne sont garantes d’aucun avenir avant d’avoir subi l’épreuve du temps.

Les œuvres qui perdurent comme les artistes qui déploient leurs talents durant des décennies ne sont pas légion. Ainsi, les spectacles du Cirque du Soleil toujours à l’affiche à Las Vegas font la preuve que grâce à la richesse imaginative de ceux qui les ont conçus et mis en scène, ils remuent des émotions communes qui rallient des gens de toutes classes sociales et de tous âges.

Précurseurs

Les créateurs du Cirque du Soleil furent des précurseurs. Leur époustouflant succès le confirme. Ces Québécois ont inventé un art qui traverse les cultures, les religions, un art universel et rassembleur qui démontre que l’homme ne change guère. Il a besoin de rêver et de s’émerveiller.

On ne peut aussi assister à ces spectacles sans éprouver une fierté comme Québécois. Sans les créateurs et artisans du Cirque et sans la présence de la magnifique Céline Dion, Las Vegas ne serait qu’un parc d’attractions et des casinos dans le désert du Nevada.

Car chaque soir sur les scènes de cette ville du désert, l’âme de nos metteurs en scène et de nos artisans québécois flotte comme un drapeau.