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Mauvaise performance du CH contre les Predators: retour à la réalité

Carey Price était en pleine forme jeudi contre Vancouver, mais samedi, son niveau d’intensité n’était pas à point face aux Predators.
Photo Martin Chevalier Carey Price était en pleine forme jeudi contre Vancouver, mais samedi, son niveau d’intensité n’était pas à point face aux Predators.

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Je peux comprendre la mauvaise performance du Canadien contre les Predators de Nashville. Les horaires et les habitudes des joueurs de hockey sont chamboulés pendant le temps des Fêtes, les distractions sont nombreuses et ce n’est pas toujours évident de reprendre le rythme.

Lorsque je jouais, j’avais vraiment hâte que Noël et le jour de l’An soient passés. Ce n’est pas facile pour les joueurs de hockey de maintenir une concentration optimale en cette période. Certains voyagent, d’autres accueillent famille et amis, il y a des soupers ici et là, moins de séances d’entraînement, les joueurs qui ont besoin de traitements médicaux en reçoivent moins et l’ambiance des Fêtes demeure l’ambiance des Fêtes.

Le Canadien n’a pas joué un grand match contre les Canucks, jeudi, mais la bonne nouvelle, c’est que Carey Price était visiblement rétabli de sa blessure et il a été parfait.

L’heure du réveil a sonné

De leur côté, les Predators ont été couci-couça, vendredi à Detroit et ils se sont fait enguirlander par leur entraîneur, Peter Laviolette. Ils étaient prêts samedi au Centre Bell. Le fait de jouer deux matchs en deux soirs les a probablement aidés et il reste maintenant à souhaiter que le Canadien réagisse comme eux, ce soir face au Wild du Minnesota et demain à Detroit.

La défaite contre les Predators devrait servir de réveille-matin, d’autant plus que le Canadien ne fait plus partie des équipes repêchées au classement et la deuxième moitié de saison sera coriace. L’équipe de Claude Julien a surpris tout le monde jusqu’à maintenant, mais elle ne fait pas partie de l’élite.

Le Canadien ne peut se fier uniquement à son talent pour participer aux séries éliminatoires. Il faudra utiliser la même recette qu’en première moitié de saison, soit de l’intensité, de l’acharnement et de la constance.

On aura aussi besoin d’un Carey Price en santé et dans la forme qu’il a démontrée en décembre. Et je sais qu’il est capable d’aller chercher une autre vitesse. Il nous a quand même fait peur vendredi avec un étourdissement à l’entraînement.

En deuxième moitié de saison, on garde un œil encore plus attentif sur le classement, et c’est la raison pour laquelle j’aime les séquences de deux matchs en deux soirs. En l’espace de 27 heures, les choses peuvent changer catégoriquement. Parfois, tu peux passer du neuvième ou dixième rang de la conférence au troisième rang de ta division et vice-versa.

L’utilisation de Niemi

J’ai hâte de voir comment Claude Julien va utiliser Antti Niemi. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il a sauvé son poste, lundi, avec son excellent match à Dallas, mais il a prolongé sa date d’expiration. Ça regardait mal après son échec à Tampa Bay. Si Price joue bien contre le Wild, j’aimerais le revoir devant le filet à Detroit, s’il se sent bien.

Comme bien d’autres, son niveau d’intensité n’était pas à point contre les Predators. Il s’est lui-même sorti du jeu sur le troisième but des Predators, 18 secondes après que Shea Weber eut réduit l’écart à 2-1. Price a provoqué le contact avec Craig Smith qui n’a eu qu’à faire le tourniquet pour marquer son deuxième but. Il s’est fait prendre à son propre jeu.

Je n’ai pas aimé non plus la façon dont il a fait savoir à son défenseur, Mike Reilley qu’il aurait dû s’éloigner de lui pour recevoir la rondelle lors d’une séquence erratique. Il lui a donné un coup de bâton au derrière.

Tu peux faire ça à l’entraînement, mais pas devant 20 000 personnes. Bref, samedi, on avait l’impression d’assister à un match présaison.

C’est le temps de passer aux choses sérieuses.

-Propos recueillis par Gilles Moffet

ENTREFILETS

Appui à Maxime Comtois
Je tiens à exprimer tout mon appui à Maxime Comtois. C’est désolant de voir les gens dire n’importe quoi sur les réseaux sociaux, et on vient d’apprendre, en plus, qu’il était blessé pendant le tournoi. Il a tout donné pour son pays, mais le Canada n’a pas récolté de médaille. C’est ainsi. Les expériences au championnat du monde junior, bonnes ou mauvaises, suivent les joueurs longtemps, et il n’a pas fini d’en entendre parler. Marc-André Fleury a commis une bourde dans la finale de 2004 et il s’en fait parler encore et encore. Ça lui a coûté une médaille d’or, mais il est devenu plus fort à la suite de cette expérience et il connaît une grande carrière. Je suis convaincu que Comtois deviendra un athlète encore meilleur et je lui recommande de s’inspirer de Fleury.
 
Chapeau à Timmins et à Bergevin
On ne donnait pas cher de la peau de Trevor Timmins et de Marc Bergevin l’été dernier, mais, aujourd’hui, ils peuvent marcher la tête haute. Non seulement le Canadien est transformé, mais, pour la première fois depuis longtemps, la relève s’annonce prometteuse, et le championnat mondial junior l’a démontré. L’Américain Ryan Poehling a été choisi comme meilleur joueur du tournoi, et le Russe Alexander Romanov comme meilleur défenseur. On voulait de la relève au centre et à la défense. On a Jesperi Kotkaniemi et Poehling au centre et on a Romanov à l’arrière. Ça promet. Quant au gardien, Cayden Primeau, il m’a impressionné. Il a l’air d’un gardien de but de la LNH.
 
Price au match des étoiles
Le match des étoiles est devenu un grand spectacle, et c’est bien correct comme ça. Les gens votent pour leurs joueurs préférés, et ce sont eux qui sont choisis. Ça ne va pas toujours au mérite des performances. Même si j’ai bien aimé le jeu de Carey Price en décembre, je ne crois pas qu’il ait assez bien fait dans l’ensemble pour être choisi. Par contre, il est très populaire, et ça explique sa sélection.