/entertainment/movies
Navigation

Un Jeu d’évasion aux allures de Décadence

Le film mise davantage sur les pièges, énigmes et casse-têtes

Escape Room
Photo courtoisie, Columbia pictures Des étrangers tentent de résoudre des énigmes et des puzzles afin de survivre au Jeu d’évasion.

Coup d'oeil sur cet article

La popularité des jeux d’évasion ne se dément pas. Et elle ne se limite désormais plus aux soirées entre amis, comme le prouvent les quatre films portant le titre Escape Room ayant été lancés au cours des deux dernières années. Tous ont été exécrables. Sauf un : celui qui a pris l’affiche ce week-end.

Les années se suivent, mais ne se ressemblent pas.

Il y a un an, jour pour jour, Adam Robitel nous proposait l’imbuvable Insidieux : La dernière clé, quatrième chapitre de la célèbre saga d’épouvante. Mais cette fois-ci, le cinéaste américain parvient à se racheter auprès des amateurs de sensations fortes avec son Jeu d’évasion (ou Escape Room, en version originale), un suspense prévisible, certes, mais bien ficelé.

À l’écran, six étrangers se retrouvent conviés au même jeu d’évasion, ces parcours où les participants doivent résoudre diverses énigmes pour progresser, avec la promesse d’une cagnotte de 10 000 $ remise au grand gagnant. Le hic ?

Cette expérience est beaucoup plus immersive – et périlleuse – que prévu. Il devient rapidement évident que certains ne survivront pas à l’exercice.

Suspense et déjà-vu

Non, le concept de Jeu d’évasion n’a rien de bien original, certains tableaux semblant même calqués sur diverses scènes de la série Décadence. Et, oui, la finale nous a semblé bâclée. N’empêche, on se prête volontiers au jeu d’Adam Robitel, se surprenant même à retenir son souffle à plusieurs reprises.

Car le réalisateur a visiblement fait ses classes depuis la débâcle d’Insidieux : La dernière clé. Et il est désormais fichument habile quand vient le temps de non seulement créer, mais également soutenir des climats de tension.

D’ailleurs, bien que Jeu d’évasion ait de prime abord des allures de film d’horreur, il a beau flirter avec les codes du genre, il s’agit réellement d’un suspense.

Les scènes de violence sont peu nombreuses, et les giclées d’hémoglobine sont encore plutôt rares.

Et c’est probablement ce qui permet à l’œuvre d’Adam Robitel de tenir la route et d’être aussi divertissante. Car plutôt que d’offrir une vulgaire – et plutôt pâle – copie des Décadence de ce monde, il fraie sa propre lignée et privilégie les pièges, énigmes et casse-têtes plutôt que les actes de violence outranciers afin de tenir ses cinéphiles en haleine. Et ça, il le réussit particulièrement bien.

Jeu d’évasion

★★ ½

  • Un film d’Adam Robitel
  • Avec Deborah Ann Woll, Taylor Russell et Logan Miller.