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Rozon a fourni ses empreintes à la police

Il s’est présenté au Centre opérationnel, mardi

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Gilbert Rozon a dû se présenter au poste de police mardi pour faire prendre sa photo et ses empreintes digitales, à la suite des accusations de viol et d’attentat à la pudeur déposées contre lui.

« Je ne ferai pas de commentaires, bonne journée, merci », s’est borné à répéter aux médias l’ancien grand patron de Juste pour rire mardi au Centre opérationnel Est de la police de Montréal.

Accompagné d’un proche, Rozon, 64 ans, s’est frayé un chemin jusqu’à l’intérieur du poste, où il est resté une trentaine de minutes.

Comme le veut l’usage, il a dû subir une fouille sommaire avant d’être pris en photo, comme le requiert la Loi sur l’identification des criminels.

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Rozon a ensuite dû faire prélever ses empreintes digitales. Le tout est maintenant fait numériquement, si bien qu’à sa sortie, aucune encre n’était visible sur ses doigts. Si jamais il est acquitté, tant les photos que ses empreintes seront détruites.

« Pas de commentaires », a-t-il répété avant d’entrer dans une voiture Audi noire et de quitter les lieux.

Comparution

Le prochain rendez-vous de Rozon avec la justice aura lieu dans deux semaines, lorsqu’il devra se présenter à la cour pour la première fois.

Le mois dernier, la Couronne avait déposé deux accusations contre l’ancien magnat de l’humour, pour des faits allégués qui se seraient produits en 1979 à Saint-Sauveur. L’identité de la plaignante ne peut être divulguée.

Compte tenu des lois en vigueur à l’époque des crimes présumés, la peine maximale pour viol est la prison à vie, mais il n’y a pas de minimum.

Notons que des 14 plaintes d’inconduite sexuelle déposées contre Rozon, il s’agit de la seule qui a été retenue par le Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Cette femme ne faisait pas partie du collectif Les Courageuses lorsque celles-ci ont intenté une action collective de plus de 10 M$ contre Rozon.

Car en plus de devoir se défendre en cour criminelle, Rozon fait aussi face à une action collective d’un regroupement de femmes qui allèguent avoir subi les inconduites de Rozon entre 1982 et 2016.

Rozon conteste ce recours civil, qui doit prochainement être entendu par la Cour d’appel.