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Le ministre Roberge mise sur l’ajout de services au secondaire

Jean-François Roberge, Ministre
Photo Jean-Francois Desgagnes Jean-François Roberge, Ministre

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Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, mise sur un ajout de services au secondaire et au cégep afin que davantage de garçons et de filles obtiennent leur diplôme collégial.

Le Journal rapportait mardi que le taux de diplomation des garçons au cégep est en chute libre depuis six ans. Pendant cette période, la proportion de garçons qui obtiennent un diplôme collégial deux ans après la durée prévue des études est passée de 57,6 % à 55,9 %.

Le taux de diplomation est aussi en baisse chez les filles, mais on observe une légère remontée au sein de la dernière cohorte.

Sondage

Il a été impossible d’en discuter mardi avec le ministre Roberge. Son attaché de presse, Francis Bouchard, a toutefois indiqué que la solution passe par un ajout de professionnels dans les écoles secondaires et les cégeps pour « mieux outiller » les élèves, afin notamment de mieux les orienter dans leur choix de carrière.

Selon un sondage réalisé auprès des cégépiens rendu public l’an dernier, les garçons sont plus indécis que les filles face à leur choix de carrière, ce qui pourrait expliquer qu’ils soient moins nombreux à recevoir un diplôme, selon la Fédération étudiante collégiale du Québec.

Au Parti libéral du Québec, on considère aussi que des solutions doivent d’abord être mises en place dès le secondaire, afin que les impacts se fassent sentir jusqu’au cégep.

La députée Marwah Rizqy affirme que les programmes particuliers doivent être accessibles à tous. Un jeune passionné de hockey du quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal devrait pouvoir avoir accès à un programme gratuit de sports-études à l’école, affirme-t-elle.

« Mauvaise direction »

Du côté de Québec solidaire, on considère que la situation est préoccupante. « Ça va dans la mauvaise direction, c’est clair », lance Gabriel Nadeau-Dubois, critique en matière d’enseignement supérieur.

La baisse du taux de diplomation au cégep pourrait s’expliquer par l’augmentation importante du nombre d’étudiants qui ont des difficultés d’apprentissage, dont une proportion importante de garçons, avance-t-il.

« Au secondaire, on a investi pour aider les élèves avec des difficultés d’apprentissage. Au cégep, ça reste à faire », lance-t-il.

Il n’a pas été possible mardi d’obtenir les commentaires du Parti québécois à ce sujet.