/news/health
Navigation

Pour favoriser l'activité physique, des médecins lancent un répertoire des sentiers hivernaux

Les médecins s’impliquent dans le lancement d’un répertoire des sentiers hivernaux

Pour favoriser l'activité physique, des médecins lancent un répertoire des sentiers hivernaux
Photo Jean-François Desgagnés

Coup d'oeil sur cet article

Afin de permettre à leurs patients d’atteindre leur dose quotidienne d’activité physique 365 jours par année, des médecins de la région ont facilité le lancement d’un répertoire des sentiers hivernaux de Québec et de Lévis.

La carte, qui est accessible sur le site internet de Ça marche Doc ! et en version papier, regroupe 25 lieux de marches entretenus pendant l’hiver et répartis sur les territoires de Québec et de Lévis. Les sentiers, d’une distance minimale d’un kilomètre, permettront aux patients de bouger davantage lors de la saison froide.

Pour favoriser l'activité physique, des médecins lancent un répertoire des sentiers hivernaux
Photo Jean-François Desgagnés

« Des excuses pour ne pas sortir l’hiver, on en a des tonnes, comme “ce n’est pas entretenu’’. Les personnes plus âgées sont plus fragiles et ne veulent pas se blesser. Là, on a essayé de régler une excuse », lance le cardiologue à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, Paul Poirier.

Entre 7500 et 10 000 pas par jour

Ce dernier fait partie des médecins spécialistes à l’origine de cette initiative et qui prescrivent à leurs patients une dose quotidienne d’activité physique en guise de traitement ou de prévention d’une trentaine de maladies chroniques comme l’obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires. « C’est entre 7500 et 10 000 pas par jour, point », tranche-t-il.

Pour favoriser l'activité physique, des médecins lancent un répertoire des sentiers hivernaux
Photo Jean-François Desgagnés

Sa collègue oncologue-chirurgienne, la Dre Louise Provencher, soutient que plusieurs études démontrent l’impact de l’activité physique dans la prévention du cancer du sein en diminuant les risques de 20 % dans certains cas en plus de réduire les effets secondaires des traitements. « Des études démontrent que de pratiquer de l’exercice moyennement intense permet de diminuer la fatigue, d’améliorer le sommeil, de diminuer l’anxiété et d’améliorer les chances de poursuivre les traitements », dit-elle.

Julie Montreuil, qui a reçu un diagnostic de cancer inflammatoire du sein « rare et agressif » en 2012 est en mesure d’observer les bienfaits de l’activité physique depuis le début de ses traitements. La chimiothérapie s’est « drastiquement » amorcée il y a 6 ans pour faire place à des traitements d’hormonothérapie « à vie ». « Si je ne bouge pas pendant une semaine [...] j’ai de l’enflure, des douleurs musculaires, quelques crampes. L’anxiété revient et j’ai de la misère à dormir. »

Le répertoire des sentiers hivernaux est accessible ici

.