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Une pause salutaire

Alex Harvey ne regrette pas d’être rentré à la maison en milieu de saison

Alex Harvey, Loppet Mont Sainte Anne, marathon de 48 km, Chalet du rang St Julien, 300 Rang Saint Julien, Saint Ferreol les Neiges, 31 mars 2018. PASCAL HUOT/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI
photo Pascal Huot Alex Harvey dit profiter de son retour à la maison, d’ici au 23 janvier, afin de mieux recharger ses piles en prévision des championnats du monde.

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Dévaler le mont Sainte-Anne dans la poudreuse avec son amoureuse et s’improviser un match de hockey sur un étang avec des amis ; diverses activités convainquent Alex Harvey que la pause qu’il s’offre à la maison réveillera le champion du monde qui sommeille en lui.

« Si j’étais resté en Europe, je me serais vraiment emmerdé. C’est le désavantage qu’on a quand on vient d’Amérique du Nord. Après le Tour de ski, Klaebo (gagnant du Tour) et Dario Cologna, par exemple, n’iront pas à Dresden et à Otepaa. Ils peuvent se permettre de rentrer à la maison. Pour moi, ça paraît gros de revenir au Québec [au milieu de la saison], mais mes compétiteurs, eux, ils ne sont pas dans une chambre d’hôtel à se tourner les pouces », a partagé Harvey lorsqu’on l’a joint, mardi, après une demi-journée en ski alpin avec sa copine au mont Sainte-Anne.

Le Québécois a coupé le courant avec sa saison en Coupe du monde de ski de fond, il y a une semaine, lorsqu’il s’est retiré du Tour de ski au terme de la cinquième des sept étapes, alors qu’il occupait le 22e rang au classement général. Il a évoqué le besoin de retrouver un équilibre physique et mental pour rentrer ainsi au pays pour la première fois de sa carrière au milieu d’un calendrier.

Retour en Europe le 24

De retour à Québec dimanche, il a convenu avec son entraîneur Louis Bouchard d’un plan d’entraînement en vue des championnats mondiaux à Seefeld, en Autriche, du 21 février au 3 mars. Si la semaine actuelle était déjà censée lui permettre de récupérer à la suite du Tour de ski, il retrouvera tout de même le rythme planifié des deux entraînements quotidiens durant les deux semaines suivantes jusqu’à son retour en Suède, le jeudi 24 janvier. Il effectuera un retour à la compétition à Ulricehamn, deux jours plus tard, après avoir raté deux Coupes du monde.

« La confiance devra se reconstruire avec de bonnes périodes à l’entraînement. Avec Ulricehamn et Cogne (en Italie), je vais avoir deux fins de semaine de compétition. Ce sera important de retrouver de bonnes sensations pour retrouver la confiance qu’il va falloir aux mondiaux », avoue le tenant du titre mondial au 50 km, qui occupe le 22e rang au cumulatif de la Coupe du monde.

« Déçu de moi-même »

Harvey dit aimer encore son sport et l’excitation des courses, mais la solitude lui pèse plus lourd. Seul son coéquipier Len Valjas demeure dans le décor à la suite des retraites de trois ex-coéquipiers, dont celle de son fidèle complice Devon Kershaw. Sauf lors de son troisième rang à un sprint individuel, le 30 novembre, les résultats couci-couça de sa saison n’ont pas fait disparaître ce sentiment d’isolement.

« J’adore encore la compétition et tout ce qui vient avec, mais j’étais juste tanné d’être déçu de moi-même », admet-il.

« Si mes résultats avaient été comme sur des roulettes, ça aurait été plus facile, mais quand ça va moins bien, tu as plus besoin de ton monde autour de toi. En Europe, je n’avais plus ça. Ça a fait partie de l’équation. Je n’étais plus entouré de mes meilleurs amis et c’est une autre raison pour laquelle je suis revenu ici. »