/sports/hockey
Navigation

Maxime Comtois sort de son mutisme

Maxime Comtois sort de son mutisme
Photo Agence QMI, BOB FRID

Coup d'oeil sur cet article

Pour la première fois depuis qu’il a été la cible d’attaques virulentes sur les réseaux sociaux à cause de l’élimination du Canada au Championnat mondial de hockey junior, Maxime Comtois est sorti de son mutisme, mercredi.

Le joueur québécois, qui a manqué un tir de pénalité en prolongation dans la défaite des siens face à la Finlande, a publié un long message sur son compte Twitter, notamment pour remercier tous ceux qui l’ont encouragé au cours de cette expérience douloureuse. 

«La cyber intimidation est une menace présente. Personne ne devrait subir ceci. Si vous êtes ou avez déjà été victime d’intimidation, parlez-en! Vaut mieux prévenir que guérir!» a indiqué l’espoir des Ducks d’Anaheim. 

Comtois avait raté la chance de procurer aux siens une victoire de 2 à 1 face aux Finlandais et de qualifier le Canada pour les demi-finales du tournoi. 

Plusieurs partisans canadiens frustrés s’en étaient pris à ses origines québécoises, tandis que d’autres lui avaient souhaité de contracter le VIH ou de mourir. On lui avait même suggérer de se suicider. 

Plusieurs personnalités issues du monde du hockey, mais aussi de la sphère politique, avaient dénoncé la situation et donné leur appui à Comtois. 

Une dure défaite

Au-delà des horreurs qui ont été dites à son sujet sur les réseaux sociaux, Comtois a évoqué mercredi, sur Twitter, la difficulté en tant que joueur d’accepter l’élimination hâtive de son équipe. 

«Cette défaite a été l’une des plus difficiles à avaler de ma jeune carrière», a indiqué le Québécois, capitaine d’Équipe Canada junior. 

«L’année dernière, nous avons atteint notre objectif de remporter une médaille d’or, mais nous ne pouvons en dire autant cette année. Lorsqu’on nous a officialisé notre sélection, nous savions tous quelles étaient les attentes. La ligne de démarcation entre gagner et perdre est fine, surtout dans ce type de tournois. Nous avons malheureusement appris cela à la dure cette année.»