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Jonathan Drouin et Max Domi: passer à l’échelon supérieur

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Photo d’archives Max Domi et Jonathan Drouin devraient jouer la pédale au plancher tous les soirs.

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Un vieux dicton dit que c’est en deuxième moitié de saison qu’on sépare les hommes des enfants dans la Ligue nationale de hockey. Dans ce cas, Jonathan Drouin et Max Domi doivent se prendre résolument en main. Il en va des chances de participation du Canadien aux séries.

La question n’est pas de chercher à démolir ces deux joueurs. Drouin et Domi sont talentueux et rapides. Ils ont procuré de beaux moments aux amateurs en première demie. Mais ils sont moins dominants depuis trois semaines.

Domi n’a pas marqué à ses 14 derniers matchs, récoltant six mentions au cours de cette séquence. Drouin n’a pour sa part réussi que trois but et obtenu trois passes au cours de ces séquences. C’est trop peu.

Pas d’excuses

Au début de la semaine, Claude Julien a déclaré qu’ils doivent être meilleurs et qu’il leur revient de prendre les dispositions qui s’imposent pour renouer avec le succès.

Ça signifie qu’il n’y a pas d’excuses qui tiennent.

L’absence d’Andrew Shaw sur le flanc droit peut avoir un effet, certes. Mais ce n’est pas un motif justifiable. Presque tous les trios dans la ligue sont amputés en partie au cours d’une longue saison.

On ne peut plus invoquer la jeunesse non plus. Drouin et Domi auront tous les deux 24 ans en mars. À une époque où les joueurs de 20 ans et moins n’ont jamais été aussi nombreux et aussi bons, Drouin et Domi devraient être à leur apogée.

En leur qualité de joueurs de premier trio, ils devraient jouer la pédale au plancher tous les soirs.

Concentration et rigueur

Rien ne devrait les affecter ou les déconcentrer non plus.

Avant de se retrouver au banc des pénalités avec Greg Pateryn dans les dernières minutes du match de lundi soir contre les Wild du Minnesota, Domi a effectué une mauvaise présence, qui aurait pu coûter un deuxième but au Canadien.

Lors d’une séquence derrière le filet du Wild, il a été effleuré au visage par le gant d’un défenseur adverse. Il a porté sa main au visage et parlé à un arbitre qui se trouvait près de lui pendant que le jeu se transportait dans le territoire du Tricolore. Le Wild n’a pas marqué, mais quand même.

Puis, en entrant dans sa zone lors de la même séquence, il a reçu la rondelle sur son bâton, mais a réagi indifféremment. Il a repoussé le disque quelques pieds devant lui en zone neutre avant de retourner au banc. Il était frustré, il a laissé ses émotions prendre le dessus.

On peut comprendre, par contre, que la moutarde lui soit montée au nez lorsque les arbitres n’ont pas pénalisé un coup de coude que Pateryn lui a asséné en pleine figure. En voulant se faire justice lui-même, il a écopé d’une pénalité, tout comme Pateryn qui a riposté.

Cet incident est survenu alors que le Canadien cherchait à établir un rythme. Son jeu était brouillon en zone offensive.

Quant à Drouin, il manque de constance. Il commet moins de revirements que l’an dernier, mais il doit aussi foncer davantage vers le filet adverse. Il patine souvent en périphérie. Ses entraîneurs le lui disent sûrement, mais il doit le mettre en pratique.

Rien à voir avec le gabarit

Enfin, des gens estiment que les deux joueurs ne possèdent pas le gabarit pour résister aux rigueurs de l’exigeant calendrier de la LNH. Cet énoncé ne tient pas la route dans le hockey actuel.

La cote est aux joueurs rapides, talentueux et fougueux. Le gabarit n’y est pour rien. Brendan Gallagher ne lève jamais le pied de l’accélérateur.

Johnny Gaudreau, qui fait 5 pieds 10 pouces, 165 livres, et qui fut un choix de quatrième ronde des Flames de Calgary, brûle la ligue ! Patrick Kane, Mitch Marner et Brayden Point font aussi partie de l’élite de la LNH.

Sans dire que Drouin et Domi sont capables d’en faire autant que ces joueurs, ils peuvent sûrement en donner plus à leur équipe. Ils sont en principe les deux premiers attaquants du Canadien. Ils ont des responsabilités. Ils doivent créer un impact. À eux de prendre le taureau par les cornes.

Gagner à domicile

Le Canadien devra gagner beaucoup plus de matchs à domicile en deuxième moitié de saison pour rester dans la course aux séries.

Ses deux défaites en trois rencontres au Centre Bell depuis le début de l’année ont sapé en quelque sorte ses quatre triomphes en six matchs lors de son voyage des Fêtes.

Le Tricolore devra savoir profiter de l’avantage de la patinoire, lui qui disputera plusieurs matchs sur sa patinoire avant et après la pause de la classique des étoiles.

À son retour de voyage, le Tricolore jouera quatre matchs à domicile sur un total de six avant la pause.

L’équipe profitera ensuite d’une séquence de neuf jours sans match avant de s’attaquer à la dernière ligne droite de la saison, qui s’amorcera par une série de cinq matchs au Centre Bell.

Il lui faudrait en profiter le plus possible pour maintenir ses chances de prendre part aux séries.

L’Impact jouera gros

En parlant de calendrier, avez-vous vu celui de l’Impact ?

Parce que ses dirigeants ne veulent plus commencer la saison au Stade olympique, l’Impact disputera huit de ses neuf premiers matchs de la prochaine saison sur des terrains adverses.

Le passé n’est pas garant de l’avenir, mais on parle d’une équipe qui n’a remporté que trois victoires en 17 rencontres à l’étranger l’an dernier.

C’est à souhaiter que la formation de Rémi Garde soit capable de gagner quelques-uns de ses premiers matchs à l’extérieur. Sinon, sa saison pourrait être sérieusement compromise.

Les intempéries que subissent l’Impact et les Internationaux de tennis du Canada au parc Jarry montrent à quel point le projet de construction d’un stade de baseball doit inclure un toit rétractable.

La planète a beau se réchauffer, Montréal ne sera jamais les tropiques !