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Vivre avec l'Alzheimer à 39 ans

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Une femme de 39 ans de Québec atteinte d'Alzheimer veut sensibiliser la population à cette maladie qui touche plus de 140 000 Québécois.

 «On était à la maison, un soir, puis j'ai vu des bottes dans notre entrée. Puis là, je dis à mon chum: "C'est à qui, ces bottes-là? Sandra, c'est à toi, tu es la seule femme de la place, puis c'est des bottes de fille. Ça doit être à toi". J'ai dit: "Bien non, ce n'est pas à moi"», raconte Sandra Demontigny, porte-parole de la campagne de sensibilisation. 

 C'est à ce moment que Sandra a compris. À 39 ans, elle souffre de la même maladie que son père. Le diagnostic est tombé en juin dernier. 

 «Mon père, il était atteint de la même forme. Avant ça, sa mère à lui, puis avant ça, sa mère à elle et ainsi de suite», ajoute-t-elle. 

 C'est une forme génétique qui atteint 1% de la population. 

 «C'est quand il était sur les derniers moments de sa vie qu'un neurologue nous a parlé, à mon frère et à moi, et nous a expliqué que le risque est vraiment génétique», explique-t-elle. 

 Déjà, sa réalité commence à changer avec son conjoint, ses trois enfants; elle a décidé de ralentir le travail. 

 «C'est facile de se mettre à avoir la tête qui galope et d'anticiper les années futures plus tard. Mais en même temps, je n'ai juste pas envie de me mettre là-dedans. Je sais que ça va arriver, mais je ne veux pas», dit-elle. 

 Pendant plusieurs mois, elle angoissait à l’idée de traverser la même chose que son père. 

 «Mes enfants savent pour l'aide médicale à mourir anticipée, qui n’est pas encore permise au Québec, mais qui, j'espère, va l'être dans des années futures rapprochées. Ils savent que c'est ça», dit-elle. 

 Elle raconte son histoire pour démystifier cette terrible maladie. «D'en avoir parlé aux gens autour de moi, ç’a été bénéfique. Ça m'a enlevé une grande pression», conclut-elle.