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Hôpital de Rivière-du-Loup: rappel pour 312 femmes à risque d'avoir été infectées par l'hépatite ou le VIH

Hôpital de Rivière-du-Loup: rappel pour 312 femmes à risque d'avoir été infectées par l'hépatite ou le VIH
Photo d'archives, TVA Nouvelles

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RIVIÈRE-DU-LOUP | 312 femmes qui ont reçu un traitement gynécologique entre 2011 et 2017 à Rivière-du-Loup devront passer des tests pour vérifier si elles ont une infection, puisque la procédure de désinfection d’un appareil n’était pas conforme aux normes actuelles.   

L’appareil de cryothérapie utilisé en gynécologie à l’hôpital de Rivière-du-Loup est en cause. L’intervention fait appel au froid extrême pour détruire des cellules anormales, précancéreuses par exemple, dans le col de l’utérus.    

Hôpital de Rivière-du-Loup: rappel pour 312 femmes à risque d'avoir été infectées par l'hépatite ou le VIH
Photo d'archives, TVA Nouvelles

312 femmes ont subi cette intervention entre le 1er janvier 2011 et le 15 novembre 2017. Mais le personnel a constaté que «la procédure de désinfection du système de cryothérapie utilisée à la clinique de gynécologie n’était pas conforme aux normes actuelles», peut-on lire dans un communiqué du CISSS du Bas-Saint-Laurent.    

Les patientes pourraient avoir été infectées à l’hépatite B ou à l’hépatite C, au VIH ou au virus du papillome humain. C’est le fournisseur qui a indiqué à la direction en 2017 que l’appareil ne pouvait plus être simplement lavé, mais devait dorénavant être trempé dans une solution désinfectante pendant plusieurs minutes.   

«Quand on a constaté l’écart, on a suspendu les traitements et apporté les correctifs. Ce genre de rappel peut survenir dans d’autres domaines», a dit le Dr Jean-Christophe Carvalho. Il s’agit d’un rappel préventif au risque faible de transmission selon lui.   

Le CISSS a demandé conseil au Centre d’expertise en retraitement des dispositifs médicaux de l’Institut national de santé publique du Québec à savoir s’il devait effectuer le rappel auprès des patientes. Le centre a affirmé au bout de sept mois que c’était le cas. L’administration a trouvé un contact pour chaque femme, même si certaines ont déménagé à l’extérieur de la province et a bon espoir de les rejoindre toutes. Cet équipement en particulier n’est pas utilisé dans d’autres hôpitaux du Bas-Saint-Laurent.   

Les femmes visées devront faire une analyse sanguine et un examen gynécologique pour vérifier si elles ont développé une infection. Selon l’Institut national de la santé publique du Québec, le risque est faible, soit de 1 cas sur 100 000.