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Des dragons qui ne sont pas des modèles

Des dragons qui ne sont pas des modèles
Photo Guillaume St-Pierre

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Certains dragons vedettes ne peuvent pas être considérés comme des modèles à suivre en affaires si l’on se fie à leurs actions, mais ils se sont tout de même permis de distribuer des conseils à la télé à des entrepreneurs en devenir.  

« Il y en a qui n’avaient pas leur place là. On n’est pas obligés de montrer nos états financiers et il n’y a pas de vérifications sur le passé. J’aurais pu y aller en étant un beau parleur », soutient l’ex-dragon François Lambert.   

Même s’il n’a « rien contre [Caroline Néron] », il estime qu’elle a prouvé qu’elle n’aurait pas dû aller à Dans l’œil du dragon à Radio-Canada après avoir affirmé en entrevue hier à TVA Nouvelles que ses « faiblesses étaient [...] la gestion et la finance ».  

« Elle aurait dû prendre ce temps-là pour se concentrer sur son entreprise. C’est une émission pour investir et ce n’est pas ta place quand ta propre entreprise est en croissance », croit l’homme d’affaires.  

Dans les dernières années, d’autres gens d’affaires qui investissaient à Dans l’œil du dragon ont suscité la controverse pour diverses raisons.  

Gilbert Rozon  

Le premier en tête de liste est bien sûr le grand patron déchu de Juste pour rire, Gilbert Rozon, maintenant accusé de viol et d’attentat à la pudeur pour des faits allégués qui se seraient produits en 1979 à Saint-Sauveur.  

Depuis, celui-ci est entré dans la spirale du mouvement #MoiAussi, il a dû se résoudre à vendre son entreprise.  

L’ancien dragon Martin-Luc Archambault s’est quant à lui retrouvé dans de mauvais draps lorsque La Presse a révélé qu’un logiciel avec lequel il a pu faire une petite fortune enfreignait la Loi sur la protection des renseignements personnels, selon une enquête du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada.  

De son côté, Alexandre Taillefer pourrait perdre le contrôle de l’entreprise Téo Taxi, en difficulté, moins de trois ans après l’avoir lancée.  

« Pour le bien du show et des gens, on a besoin de dragons qui sont sincères », conclut M. Lambert, qui souhaite que la « triste situation de Caroline » Néron fasse réfléchir les gens d’affaires intéressés à participer à l’émission.