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Le «plan d’action» toujours pas prêt pour l’aéroport de Québec

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Des divergences d’opinions seraient en partie responsables d’un important retard dans le dépôt du plan d’action visant à améliorer la desserte aérienne à l’aéroport de Québec, a appris Le Journal.

Créé en décembre 2017, le comité de travail chargé notamment de mousser le nombre de vols à l’aéroport de Québec n’a rien livré encore. Il était pourtant censé remettre un « plan d’action » à l’administration Labeaume en juin 2018.

Présidé par André Roy, directeur de l’Office du tourisme de Québec, le comité a envoyé un « plan préliminaire » à l’aéroport juste avant la période des Fêtes. « C’est une version assez avancée d’un plan. On attend les commentaires de la haute direction de l’aéroport d’ici la fin janvier », a indiqué M. Roy.

Certains désaccords

Ce dernier a admis, du bout des lèvres, l’existence de certains désaccords. « Ça se peut qu’ils [les dirigeants de l’aéroport] ne soient pas d’accord avec certaines de nos conclusions et qu’il y ait certains différends. On a des signaux dans ce sens, mais on veut attendre leur réponse officielle », a-t-il ajouté.

Une autre source ayant requis l’anonymat a soutenu que les dissensions entre les deux entités sont plus profondes que ce qui est officiellement admis.

« Plus long que prévu »

Une fois les réponses de l’aéroport obtenues, André Roy espère que son comité sera en mesure de déposer un document « le plus vite possible ».

« C’est effectivement plus long que prévu, a-t-il convenu. Il y a plusieurs personnes sur le comité. L’été dernier, les agendas ont été difficiles à concilier. »

Du côté de l’aéroport international Jean-Lesage, la conseillère en communications, Laurianne Lapierre, n’a pas répondu aux questions du Journal et nous a invités à communiquer avec M. Roy.

Au cours des dernières années, le sujet de la desserte aérienne a été une des pommes de discorde entre le maire de Québec et le PDG de l’aéroport, Gaëtan Gagné, qui doit d’ailleurs quitter son poste au courant de 2019.

À l’automne 2017, en pleine campagne électorale municipale, Régis Labeaume avait exprimé des inquiétudes.

« Je ne comprends pas. On a des touristes comme jamais, mais on n’a pas de vols. Ça ne marche pas [...] Ce n’est pas une critique de l’aéroport, mais si on perd des vols, il doit y avoir une raison. Pourquoi on perd des vols ? » se demandait-il.