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Les deux ans de l'attentat de la grande mosquée de Québec soulignés à l'Université Laval

Un rassemblement aura lieu le 29 janvier à l’UL

Les deux ans de l'attentat de la grande mosquée de Québec soulignés à l'Université Laval
Photo d'archives Simon Clark

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Familles de victimes, premiers intervenants, dignitaires et citoyens se rassembleront le 29 janvier à l’Université Laval pour une journée de commémoration soulignant les deux ans de l’attentat à la grande mosquée de Québec.

Le rassemblement doit culminer en soirée dans l’atrium du pavillon Alphonse-Desjardins, deux ans jour pour jour après qu’un tireur eut enlevé la vie de six pratiquants musulmans au Centre culturel islamique de Québec.

Des activités connexes se tiendront également tout au long de la journée, dont une exposition de photographies et la création d’une « œuvre collective ».

Le déroulement détaillé de la commémoration sera connu la semaine prochaine. Il est d’ores et déjà établi qu’elle se concentrera en une seule journée, plutôt que les quatre jours du premier triste anniversaire.

Plus d’espace devrait être accordé aux enfants des victimes ainsi qu’aux premiers répondants.

« Ça va être différent, convient Maryam Bessiri, membre du comité organisateur. On s’est dit que cette année, c’était la place de la relève pour parler. On veut donner la parole aux enfants. »

« On perpétue la tradition de soutien et de solidarité envers les gens qui ont été victimes, la communauté musulmane. Mais aussi parce que si on ne veut pas que des choses comme ça se reproduisent, il faut s’en souvenir et en tirer des leçons », soutient Mme Bessiri.

Les deux ans de l'attentat de la grande mosquée de Québec soulignés à l'Université Laval
Photo d'archives Daniel Mallard

 

« Un endroit de diversité »

Le lieu de rassemblement n’est pas le fruit du hasard.

D’abord, les activités se dérouleront à l’intérieur, de façon qu’une température glaciale ne vienne pas refroidir les personnes présentes, comme c’était le cas en janvier de l’an dernier.

Ensuite, l’une des victimes, Khaled Belkacemi, enseignait à l’Université Laval, tandis que sa veuve y travaille toujours.

« L’université est aussi un endroit de diversité par excellence », ajoute Mme Bessiri.

Le triste premier anniversaire de la tragédie s’était déroulé dans le stationnement de l’église Notre-Dame-de-Foy, à un coin de rue de la grande mosquée de Québec.

« Ce n’était pas l’idéal, mais il y avait une connotation de retour sur ces lieux-là qui était très forte et symbolique », indique-t-elle.

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