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Les portes se referment devant Larry Walker au Temple de la renommée du baseball

Les portes se referment devant Larry Walker au Temple de la renommée du baseball
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MONTRÉAL - Si la tendance se maintient, l’ancien voltigeur des Expos de Montréal Larry Walker ne sera pas élu au Temple de la renommée du baseball, le 22 janvier prochain.

C’est du moins ce que laisse deviner une compilation des premiers bulletins de vote, qui semblent plutôt favoriser Mariano Rivera, Roy Halladay et Edgar Martinez pour la cuvée 2019. Le lanceur Mike Mussina, qui a œuvré pour les Orioles de Baltimore et les Yankees de New York, conserve aussi ses chances d’être intronisé.

Tout en demeurant sur le seuil du Panthéon, Walker a néanmoins amélioré sa cote auprès des votants. En 2018, le nom du Canadien avait été coché sur seulement 34,1% des bulletins, alors que les élus doivent obtenir 75%. Walker pourrait facilement surpasser les 60% cette année.

«C’est bon signe, a noté le commentateur sportif Rodger Brulotte, lorsqu’invité à commenter la situation de Walker. Il y a des grosses chances qu’il soit à Cooperstown un jour.»

Selon les votes répertoriés par «NotMrTibbs», spécialiste en la matière, l’ancien des Expos figure sur 66,1% des 165 premiers bulletins remis. Au total, 412 personnes sont invitées à voter en 2019.

«Je dois dire que c’est encourageant, a lui-même réagi Walker, dans une entrevue publiée par le "Denver Post", plus tôt cette semaine. Je pense que je vais finir avec 53 à 58% cette année. On va voir ce qui va arriver l’an prochain. Si je suis élu, évidemment, je vais être heureux, mais si je ne suis pas élu, c’est correct, je pourrai dire que j’ai été sur les bulletins pendant 10 ans. Je ne veux pas sous-estimer une présence à Cooperstown, mais je ne veux pas devenir surexcité, prendre une jambette et être fâché.»

À l’an prochain?

Walker aura effectivement une autre chance d’entrer au Temple en 2020 lorsqu'il en sera à sa 10e et dernière année d'admissibilité. Et si jamais il est boudé, l’ancien voltigeur des Expos pourra toujours être élu éventuellement (possiblement en 2022) par le comité des vétérans, comme ce fut le cas en décembre dernier pour Lee Smith et Harold Baines.

«L’intronisation de Harold Baines est intéressante pour Walker, a souligné Brulotte. Est-ce que Baines était supérieur à Walker? Je ne crois pas.»

«Le seul reproche qu’on fait à Larry Walker, c’est qu’il a joué au Colorado [où la pression atmosphérique avantagerait les frappeurs], mais ce n’est pas le seul qui a joué là. [...] Si tous ceux qui jouaient avec les Rockies frappaient comme il l’a fait, ce serait autre chose, mais ce n’est pas le cas.»

La saison 1997 avait été particulièrement bonne pour Walker, qui avait alors été nommé joueur par excellence dans la Nationale. Il avait ainsi cumulé 49 longues balles et 130 points produits, en plus de maintenir une impressionnante moyenne au bâton de ,366. En 1999, toujours avec les Rockies, Walker avait présenté une moyenne de ,379.

Un joueur complet

Natif de Maple Ridge, en Colombie-Britannique, Walker a participé à un total de 1988 matchs en 17 saisons dans le baseball majeur. Après six campagnes dans l’uniforme des Expos, il a évolué avec les Rockies pendant une dizaine d’années avant de conclure avec les Cardinals de St. Louis.

Walker a conservé une brillante moyenne au bâton de ,313 au cours de sa carrière, frappant notamment 383 circuits.

«Sa place est à Cooperstown, a réitéré Brulotte. C’est un joueur complet. Il faisait tout. Il frappait, il courait et il était aussi un excellent voltigeur.»

Si les chances de Walker s’amenuisent pour 2019, la cuvée de 2020 inclura logiquement le nom de Derek Jeter. L’ancien des Expos pourrait toutefois accompagner Jeter, en étant préféré à d’autres candidats qui demeurent à court depuis quelques années, soit Barry Bonds, Roger Clemens et Curt Schilling, pour ne nommer que ceux-là.

- L'identité des intronisés pour la cuvée 2019 sera confirmée le 22 janvier, tandis que la grande cérémonie aura lieu en juillet à Cooperstown.

- Larry Walker doit participer ce samedi soir, à Toronto, au banquet-bénéfice des équipes nationales de Baseball Canada.

Mince consolation pour les nostalgiques des Expos

Si Larry Walker semble voué à mordre la poussière cette année, les nostalgiques des Expos auront une mince consolation avec l’intronisation en 2019 d’un lanceur ayant porté brièvement les couleurs du club montréalais : Lee Smith.

Ayant conclu sa carrière avec les Expos en 1997, Smith a été admis au Panthéon, en décembre, par un comité spécial visant à évaluer les dossiers de 10 anciens joueurs de l’époque contemporaine ne se retrouvant pas à Cooperstown. Harold Baines a aussi été sélectionné au terme de ce même processus.

L’ancien lanceur doit sa sélection, en grande partie, à ses 478 sauvetages réalisés au cours de sa carrière. Il a notamment préservé cinq victoires des Expos, dont une dernière, le 10 juin 1997, au Stade olympique.