/opinion/columnists
Navigation

Pas facile de se séparer

Coup d'oeil sur cet article

Avec le Brexit, la Grande-Bretagne vit sa plus grande crise constitutionnelle en temps de paix.

Fin mars, elle quittera l’Union européenne après 46 années de cohabitation. Mais l’état pitoyable des relations entre le gouvernement britannique et les dirigeants de l’UE laisse entrevoir que les choses devront aller mal avant d’aller mieux.

La première ministre Theresa May galère pour faire accepter au Parlement de Londres l’accord de sortie qu’elle a négocié avec Bruxelles, mais elle rame contre le vent alors que l’opposition travailliste démontre peu d’enthousiasme pour le Brexit. Ou contre.

En l’absence d’une entente, 3500 soldats seront déployés pour garantir aux Britanniques qu’ils seront ravitaillés en médicaments et en nourriture tant on craint la pagaille aux frontières.

Cette semaine, une centaine de camions semi-remorques ont participé à une simulation dans un aérodrome désaffecté du Kent pour apprendre à gérer le transport de marchandises sans entente négociée.

Référendums 2.0

Les événements en Catalogne l’an dernier ont démontré qu’un référendum gagnant à 50 + 1 ne suffit pas toujours pour créer un pays quand il faut en briser un autre pour y arriver.

Cela me rappelle l’enthousiasme suscité par la possibilité d’un « oui » à la souveraineté-association. « Le Canada ne peut se permettre de demeurer fâché très longtemps. Il est dans l’intérêt du Canada de s’entendre rapidement avec le Québec, sinon il va se ramasser avec un gros trou au milieu sans lien direct entre les deux rives. »

Les nations sont composées d’êtres humains émotifs. Les Européens ont été vexés d’avoir été rejetés par les Britanniques qui, eux, n’ont jamais été certains de vouloir quitter l’Union européenne.

Il est question de tenir un deuxième référendum pour tenter de clarifier le tout, mais il faudrait d’abord tenir un référendum pour savoir si les Britanniques veulent un deuxième référendum sur le Brexit.

Il n’y en aura pas de facile.