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Une scène à ne pas reproduire

Nathan MacKinnon
Capture d'écran, TVA Sports Jared Bednar et Nathan MacKinnon en ont eu long à se dire la semaine dernière, des images qui ont fait le tour des bulletins sportifs.

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La vidéo de la prise de bec entre l’attaquant vedette de l’Avalanche Nathan MacKinnon et son entraîneur Jared Bednar a fait grandement réagir la semaine dernière. Que ce genre de situation se retrouve sur la place publique n’est bon pour personne.

Évidemment, ce n’est pas la première fois qu’on assiste à des scènes du genre où, dans le feu de l’action, un joueur et son entraîneur s’engagent dans des échanges verbaux musclés. Je me souviens notamment de cette scène, en 1977, lors de laquelle Reggie Jackson et Billy Martin des Yankees de New York s’étaient engueulés à qui mieux mieux lors d’un match disputé à Fenway Park.

Que des dirigeants et leurs joueurs aient des discussions animées, je n’ai pas de problème avec ça. Pour moi, le problème, c’est quand ça se fait sur la place publique. Les amateurs n’ont pas à être témoins de ça. Ça fait parler et ça n’aide la cause de personne.

L’avalanche coule

Je me souviens de plusieurs conversations corsées que j’ai eues avec des joueurs au cours de ma carrière d’entraîneur. Parfois, ça brassait ! Mais ça se faisait toujours loin des caméras, dans mon bureau ou dans le vestiaire.

Cette scène de frustration entre MacKinnon et Bednar survient alors que l’Avalanche traverse une période fort difficile. Denver ne compte que deux victoires à ses dix derniers matchs, et, après un début de saison fulgurant, se retrouve parmi la poignée d’équipes tentant de se maintenir parmi les deux équipes repêchées prenant part aux séries.

Cela étant dit, il est difficile de savoir exactement les raisons de cette prise de bec. On peut tenter de lire sur les lèvres, mais on ne saura jamais exactement ce que les deux hommes se sont dit. J’ose toutefois espérer qu’ils ne sont pas allés trop loin dans les mots employés. Il y a des choses que l’on dit dans le feu de l’action et que l’on regrette par la suite. J’espère que MacKinnon et Bednar n’ont pas dépassé les bornes.

Comme à Dallas

D’ailleurs, je ne crois pas que ce soit la faute de l’un plus que de l’autre. MacKinnon a pris le blâme dans les médias hier. Mais on ne saura jamais le fond de l’histoire. Il serait surprenant que Bednar soit blanc comme neige dans cette situation.

Je ne sais pas ce qu’il y a dans l’air à l’heure actuelle, mais je commence à me dire que la pause du match des étoiles va faire du bien à plusieurs ! La semaine dernière, c’était MacKinnon et Bednar alors que l’autre d’avant, c’était le président des Stars de Dallas qui y allait d’une sortie virulente à l’endroit de ses deux joueurs vedettes Jamie Benn et Tyler Seguin.

« Ils sont de la foutue merde de cheval, je ne sais pas comment le dire autrement, avait-il lancé à certains médias de Dallas. L’équipe a été acceptable, mais (Tyler) Seguin et (Jamie) Benn ont été horribles. »

Mais quelle mouche peut bien l’avoir piqué !?

Impossible à Montréal

Je m’imagine très mal Geoff Molson sortir publiquement pour attaquer avec autant de bassesse Carey Price et Shea Weber.

Gageons que le président des Stars va se tenir tranquille pour un certain temps. En espérant pour les partisans de l’équipe que cette sortie aura pour effet de rassembler les joueurs dans le vestiaire.

Ce serait au moins ça de gagné.

— Propos recueillis par Kevin Dubé

Les échos de Bergie

Match des étoiles

Après Alex Ovechkin et Carey Price, voilà que Patrice Bergeron mentionne ne pas vouloir aller au match des étoiles. Le centre des Bruins de Boston, contrairement aux deux autres, n’avait pas été sélectionné au départ, mais il a demandé aux gens de ne pas voter pour lui lors de la seconde vague de sélection, puisqu’il désire se reposer. La LNH va devoir se pencher sur la situation. Si elle veut réellement que les joueurs participent, elle devra augmenter les sanctions pour les déserteurs. Ovechkin et Price seront suspendus un seul match pour leur refus de participer, et ce, sans pénalité salariale. D’un autre côté, ça démontre que ces joueurs ont un objectif en tête et c’est d’être dans le meilleur état physique et mental possible pour aider leur équipe en deuxième moitié de saison. Gary Bettman a une patate chaude entre les mains et j’ai hâte de voir comment il va gérer cette situation.

Les arbitres

Claude Julien ne s’est pas gêné pour s’en prendre aux officiels au cours des derniers jours, qualifiant leur travail de « 50-50 ». Je pense que l’entraîneur du CH doit être prudent dans ses propos à l’endroit des arbitres. Ils sont deux sur la patinoire et ne travaillent pas en duo. Après avoir officié un match à Montréal, l’un ira par exemple en Floride et l’autre à New York. Et ils se parlent, les arbitres. Il ne faut pas que l’entraîneur du Canadien se forge une mauvaise réputation auprès d’eux. Tu peux être en désaccord avec eux, mais je ne crois pas que ce soit sage de le dire de façon constante dans les médias.

Pauvre Hudon

On a atteint un stade où on doit prendre une décision avec Charles Hudon. C’est impossible de te mettre en évidence quand non seulement tu ne joues pas tous les matchs, mais, qu’en plus, quand tu joues, on t’utilise sur le quatrième trio et pendant sept minutes. Certaines rumeurs commencent à circuler disant qu’il aurait demandé une transaction. Je pense qu’on est rendu là dans son cas, le Canadien doit lui donner la chance de se faire valoir ailleurs. Arrêtons de tourner autour du pot. Avec le peu d’utilisation qu’on en a fait, il est clair que le Canadien n’obtiendra pas grand-chose en retour. Mais je suis certain qu’il intéresse certaines équipes.