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Quartier Les Saules: un an après les inondations, des sinistrés sont toujours inquiets

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Il y a eu un an ce dimanche, l’eau s'invitait dans des dizaines de maisons du quartier Les Saules, à Québec, ne laissant aux résidents d’autre choix que d’observer, impuissants, des scènes désolantes.

Plusieurs propriétés ont été lourdement endommagées, des voitures ont été abîmées, prises dans la glace. Des souvenirs ont été perdus à jamais.

Puis, des mois de nettoyage ont suivi.

Un an plus tard, certains ont l'impression qu'aucune mesure n'a été prise pour contenir la rivière Saint-Charles.

«Ce matin, c'est la première affaire à laquelle j'ai pensé en me levant», a indiqué, dimanche, à TVA Nouvelles Steve Ouellet, un sinistré.

En janvier 2018, le bilan est grimpé à 42 résidences touchées et une soixantaine de sinistrés. De biens mauvais souvenirs pour les résidents affectés.

Photo d'archives, Jean-François Desgagnés

«Il y avait de l'eau partout au sous-sol, jusqu'au plafond», a pour sa part expliqué Linda Thiboutot, une sinistrée qui a passé plus de 90 jours à l'hôtel l'année dernière.

«La rue était une véritable rivière», a ajouté M. Ouellet.

Les sinistrés vivent encore dans l'inquiétude.

«La rivière est gelée, mais le niveau est quand même haut, je trouve. On a toujours une crainte», a affirmé Linda Thiboutot.

Ils réclament une réfection du pont du boulevard Père-Lelièvre qui enjambe la rivière.

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

«J'espère qu'il va y avoir des modifications au niveau du pont. À L'Ancienne-Lorette, ils en ont un bon, surélevé, plus large, pour la sécurité des citoyens», a expliqué Nathalie Crête, qui a encore du mal à gérer ses émotions un an après les événements.

«Ma famille et moi, on est marqués à tout jamais, a-t-elle déploré, les larmes aux yeux. On vit constamment dans la crainte que ça arrive à nouveau.»

«C'est comme si la Ville ne s'occupait pas de nous autres, de dire Lucien Plante, qui a perdu des voitures dans les inondations. Ça fait un an, imaginez.»

Le 21 décembre dernier, un autre embâcle s'est formé en raison d'un redoux et de la pluie. Certains citoyens ont eu peur que le scénario de janvier 2018 se produise à nouveau.

«La glace était toute du même côté et l'autre bord, c'était de l'eau claire. On voyait que le problème c'est le pont. Il faudrait qu'ils l'élèvent, qu'ils l'élargissent», a mentionné Martin Auclair, président du regroupement des sinistrés de la rivière Saint-Charles.

Sur les 66 citoyens qui ont soumis des réclamations, 41 ont terminé leurs rénovations. En tout, le ministère de la Sécurité publique a versé 1,7 million $ en aide financière.

Photo d'archives JEAN-FRANCOIS DESGAGNES

Pour certains citoyens, même un an après ce cauchemar, les travaux sont donc loin d'être terminés.