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Plus d'un an de retard pour le cimetière musulman de Québec

La Ville de Québec avait vendu à la communauté musulmane une parcelle d’un terrain municipal de 5706 mètres carrés situé au sud de la rue Frank-Carrel, près du cimetière Belmont, en août 2017.
Photo Didier Debusschère La Ville de Québec avait vendu à la communauté musulmane une parcelle d’un terrain municipal de 5706 mètres carrés situé au sud de la rue Frank-Carrel, près du cimetière Belmont, en août 2017.

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Un an et demi après la vente d’un terrain pour la construction d’un cimetière musulman à Québec, rien n’a bougé et les questions environnementales retardent le projet.  

Le Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) et le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) sont toujours en discussion en raison des sols contaminés qui se retrouvent sur le terrain visé par le projet.  

En août 2017, la Ville de Québec avait vendu à la communauté musulmane, pour une somme de 270 000 $, une parcelle d’un terrain municipal de 5706 mètres carrés situé au sud de la rue Frank-Carrel, et voisin du cimetière Belmont et d’un dépôt à neige à Sainte-Foy.  

Près d’un an et demi plus tard, le projet ne s’est pas encore concrétisé. Et les étapes à franchir avant la première pelletée de terre s’annoncent longues.  

Le responsable du dossier au Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) Boufeldja Benabdallah, Régis Labeaume, et Mohamed Labidi lors d’une annonce au sujet de ce cimetière en 2017.
Photo d’archives, Pascal Huot
Le responsable du dossier au Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) Boufeldja Benabdallah, Régis Labeaume, et Mohamed Labidi lors d’une annonce au sujet de ce cimetière en 2017.

Rencontre à venir  

Au ministère de l’Environnement, le porte-parole Frédéric Fournier explique que les deux parties ont eu des communications au cours de l’année et qu’une rencontre doit avoir lieu très prochainement.  

«Le ministère a communiqué au Centre culturel islamique de Québec, dans des lettres du 23 mars et du 5 octobre 2018, les exigences légales et techniques applicables à son projet de construction et d’exploitation d’un cimetière. Une rencontre est prévue à la mi-janvier avec le CCIQ et son consultant pour expliquer les exigences du ministère.»  

Lorsqu’il répondra aux exigences du ministère, le CCIQ devra ensuite faire une demande de certificat d’autorisation pour la réalisation des travaux. Celle-ci devra être étudiée par le ministère avant d’être approuvée ou rejetée. Le MELCC promet de la traiter «dans les meilleurs délais».  

Offre conditionnelle  

La communauté musulmane peut encore se retirer de son offre d’achat si les autorisations ne sont pas octroyées, explique le porte-parole de la Ville de Québec, David O’Brien.  

«Concernant la transaction avec la Ville, l’offre d’achat n’a pas changé et est toujours valide. Rappelons qu’elle comporte une clause de vérification environnementale et géotechnique, pour laquelle une prolongation à la période d’inspection est toujours en cours afin de permettre au CCIQ d’obtenir les autorisations nécessaires.»  

Le responsable du dossier au Centre culturel islamique de Québec, Boufeldja Benabdallah, n’a pas rendu les appels du Journal.  

Dans la foulée de l’attaque à la Grande Mosquée de Québec, qui avait fait six morts, en janvier 2017, le maire de Québec, Régis Labeaume, avait promis de régler la question du cimetière longtemps réclamé par la communauté musulmane.  

«Vous aurez ce cimetière musulman», avait promis le maire pendant la cérémonie funéraire de trois des six victimes, à la suite de la tragédie.