/news/currentevents
Navigation

Un pédophile récidiviste assure qu’il veut changer

Francis Lefebvre a écopé d’une peine de 34 mois

Coup d'oeil sur cet article

Un pédophile à haut risque de récidive qui a exprimé ses regrets au tribunal a accepté de purger une peine de 34 mois dans un pénitencier.  

Francis Lefebvre, 35 ans, de Québec, a plaidé coupable à des accusations de possession et de distribution de pornographie juvénile. Il est détenu depuis son arrestation, l’été dernier. L’accusé a déjà été condamné, en 2010, à purger deux ans de prison dans la collectivité pour avoir agressé sexuellement un garçon de 11 ans.  

Sur deux ordinateurs, Lefebvre avait cumulé quelque 5700 photos et vidéos montrant surtout des garçons âgés de 8 à 12 ans. Les images incluaient des scènes où des enfants avaient des relations sexuelles entre eux, mais aussi avec des adultes.  

Dans une lettre lue par son avocate, jeudi, Lefebvre a affirmé «regretter sincèrement» ce qu’il a fait, soit d’«encourager» ce genre de crime qui a un «impact bouleversant» dans la vie d’enfants.  

«Ça me touche vraiment et ça me brise le cœur, car je suis moi aussi une victime du passé. Regardez-moi, maintenant, menotté aux mains, en suppliant un juge d’être clément à mon égard», a-t-il dit.  

Le rapport présentenciel conclut à un risque de récidive élevé. «Moi-même j’enfermerais ce type de personne pour longtemps en prison. Ce que j’ai lu à mon sujet me fait réellement peur», a exprimé le récidiviste, avant d’assurer qu’il avait la volonté de se reprendre en main et de ne pas récidiver.  

Peine fédérale nécessaire  

La procureure de la Couronne, Me Geneviève Corriveau, a soulevé que le rapport contenait «des propos inquiétants, voire troublants», desquels émane notamment une certaine «pensée magique» de l’accusé.  

Une peine de pénitencier s’imposait, selon elle, pour assurer la protection de la société. Plusieurs thérapies suivies par Lefebvre dans le passé n’ont pas fonctionné, a-t-elle rappelé.  

La peine de 34 mois est une suggestion commune de la Couronne et de la défense, alors que l’accusé souhaitait avoir accès à certains programmes thérapeutiques offerts dans les établissements fédéraux.  

Pas de contacts avec les enfants  

Le juge Bernard Lemieux, qui a souligné que le rapport présentenciel était «très négatif», a reconnu que l’accusé semblait avoir cheminé pendant sa détention provisoire et avoir une volonté de se reprendre en main.  

Le magistrat a spécifié que la peine n’était pas nécessairement sévère, étant donné sa condamnation passée pour agression sexuelle sur un enfant.  

Il est interdit à Lefebvre d’entrer en contact avec des mineurs de moins de 16 ans et d’utiliser internet pour les 15 prochaines années. Il sera inscrit au registre des délinquants sexuels à perpétuité.