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Des rendements en bourse toujours plus difficiles à prévoir

Des rendements en bourse toujours plus difficiles à prévoir
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Yves, de Saint-Adolphe, est très déçu par les rendements de son portefeuille REER en 2018. Bien qu’il n’ait besoin de retirer aucun montant d’argent avant plusieurs années, il se questionne sur les compétences des gestionnaires de fonds d’investissement.

« L’an dernier, on entendait partout qu’une correction de la bourse allait se produire. Pourquoi ne pas avoir simplement vendu tous les titres en octobre et les racheter lorsque la tempête sera passée ? »

Si ça fonctionnait comme ça, ce serait trop facile.

Peu importe, ce que vous entendez de la bouche des gourous, pseudo-experts ou encore de votre beau-frère, les mouvements des marchés financiers sont imprévisibles. À court terme, la direction de la bourse est aléatoire et vos probabilités de gains sont pratiquement comparables à ceux qu’on obtient à « pile ou face ».

Mais pour ce qui est du long terme, là c’est autre chose. Historiquement, celui qui a investi 100 % en actions obtiendra trois années sur quatre de rendements positifs. Donc, ce sera négatif 25 % du temps. Et c’est justement à cette donnée qu’il faut s’accrocher.

Rester investi, c’est payant !

L’importante crise financière de 2008-2009 fut riche en enseignements. Même si l’amplitude des baisses fut spectaculaire, ceux qui ont conservé leurs placements ont recouvré leurs pertes très rapidement et affichent aujourd’hui des gains attrayants.

Par exemple, prenons le cas fictif de trois frères qui ont investi chacun en 2007 la somme de 100 000 dollars dans un portefeuille mondial équilibré.

Le 28 février 2009, les comptes de Jean, Jacques et Gilles avaient fondu de 23 %.

En panique, les frères Jean et Jacques ont liquidé leur placement. Ils ont ainsi concrétisé des pertes qui n’étaient que fictives.

Jean a bien tenté de se refaire et a réinvesti le tout en CPG. En 2019, son compte ne vaut que 83 454 dollars.

Jacques a choisi plutôt de concentrer le capital restant dans les obligations. Son portefeuille vaut aujourd’hui 114 775 dollars.

Quant à Gilles, plus au fait des statistiques et peut-être un peu plus zen que ses frères... il n’a rien fait du tout. Dès 2010, son portefeuille équilibré retrouvait sa pleine valeur et repartait à la hausse. En janvier 2019, son compte valait 184 332 $ dollars.

Un bon portefeuille équilibré mondial doit contenir de la liquidité, des obligations d’états et de sociétés et des actions canadiennes et internationales. S’il contient des titres de style valeur ET croissance, ce sera encore mieux.

Conseils

  • Les marchés boursiers sont imprévisibles, mais positifs 75 % du temps
  • Les meilleurs rendements surviennent après les replis importants
  • Les portefeuilles diversifiés limitent les baisses
  • Un portefeuille 40 % revenus et 60 % actions ne reculera qu’une fois aux 6 ans
  • Respectez votre répartition d’actifs en toutes circonstances
  • Sortir du marché et revenir à la première accalmie vous fera manquer les rebonds
  • La volatilité est un phénomène normal et offre des occasions d’achats au rabais

► Fabien Major est conseiller en épargne collective pour Major Gestion Privée inc. de Gestion financière Assante ltée.