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Commission scolaire English-Montréal: le ministre déclenche une enquête

Commission scolaire English-Montréal: le ministre déclenche une enquête
Photo d'archives, Simon Clark

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QUÉBEC | Le ministre de l’Éducation a demandé une enquête sur la gouvernance et la gestion des ressources à la Commission scolaire English-Montréal (CSEM).

« Dès ma prise de fonctions, j’ai été saisi de nombreuses allégations qui ont été portées à la connaissance du ministère de l’Éducation au cours des dernières années, qui visaient la Commission scolaire English-Montréal et concernaient notamment la gouvernance et le climat interne à la commission scolaire, mais aussi les ressources matérielles et humaines. Ces allégations sont préoccupantes et même très sérieuses », a déclaré Jean-François Roberge lors d’un point de presse, mercredi.

Rapport en septembre

Le ministre Roberge a notamment cité des conflits internes au conseil des commissaires et des ententes « avec des partenaires non reconnus par le ministère et qui donnent un enseignement déficient ». « On parle de formation professionnelle qui aurait été donnée à contrat par des tiers qui ne sont pas reconnus par le ministère », a-t-il illustré.

« Je ne suis pas, aujourd’hui, pour vous donner des conclusions de l’enquête, mais on a des soupçons ou des allégations suffisamment grandes qui touchent des contrats donnés en formation professionnelle ou des contrats sans appel d’offres répétés avec des dépassements de coûts répétés aussi, qui, évidemment, soulèvent des questions importantes », a ajouté Jean-François Roberge.

Des fonctionnaires de l’Équipe des enquêtes ministérielles enquêteront sur ces allégations et d’autres. Ils devront déposer leur rapport d’ici le 10 septembre 2019.

Francisation

Par ailleurs, le ministre de l’Éducation a également assuré que la francisation de jeunes immigrants dans des écoles anglophones de l’ouest de Montréal est une solution temporaire, alors que certains élèves étaient obligés de rester à la maison, faute de place.

« La crise des locaux à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), elle est réelle », a souligné mercredi Jean-François Roberge en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

Il affirme que plus de 50 élèves « n’étaient pas scolarisés du tout » en raison de l’absence de locaux en décembre dernier.

« Ils sont certainement mieux francisés dans des classes louées dans des écoles anglophones qu’à la maison », a-t-il ajouté.

D’ici la fin du mois de janvier, la CSMB louera 14 classes pour accueillir quelque 200 nouveaux arrivants de niveau secondaire qui fréquentent des classes d’accueil.

Celles-ci servent à franciser les jeunes immigrants, en plus de les familiariser avec la culture québécoise.