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27 meurtres en cinq ans dans les CHSLD ontariens

aînée personne âgée femme mains bloc
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Les centres d'hébergement de longue durée de l'Ontario deviennent de plus en plus violents, avec en moyenne plus de cinq meurtres commis entre leurs murs par année, a déploré lundi la Coalition santé Ontario.

De 2012 à 2016, le Bureau du coroner a dénombré 27 meurtres commis par un patient vis-à-vis d'un autre patient. De plus, deux morts considérés comme de possibles homicides ont été notés en 2012.

Ce nombre est toutefois fort probablement plus élevé, a précisé la Coalition. Celle-ci a souligné que les meurtres commis par l'infirmière Elizabeth Wettlaufer, trouvée coupable d'avoir tué huit de ses patients, mais qui pourrait avoir fait des dizaines de morts, n'ont pas été comptabilisés par le bureau du coroner.

Avec environ 80 000 personnes résidant dans des centres de soins de longue durée, privés ou publics, on atteindrait donc un taux d'environ 7 meurtres par 100 000 habitants. En comparaison, en 2016, on comptait 1,69 meurtre par 100 000 habitants au pays et 1,47 en Ontario.

«Les données montrent que la violence dans les centres est systémique et qu'elle augmente, à mesure qu'on s'en rend plus compte et que la qualité des soins diminue», a exprimé la Coalition dans son rapport.

L'augmentation des besoins, le manque de lits – environ 33 000 personnes sont sur des listes d'attente – et de personnel et la complexité des cas traités dans les résidences sont pointés du doigt pour expliquer le phénomène. Environ quatre résidents sur cinq ont une forme de déficience cognitive, dont un tiers qui ont un problème cognitif sévère.

Par ailleurs, près de la moitié des patients montrent des signes d'agressivité, plus ou moins importants.

«De plus, il est urgent de construire des résidences culturellement appropriées pour les groupes "racisés" et des espaces sécurisés pour les personnes LGBTQ2S», a ajouté la Coalition.