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Sainte-Foy: les terres de la Défense nationale revendiquées depuis... 1652

Sainte-Foy: les terres de la Défense nationale revendiquées depuis... 1652
Photo Jean-François Desgagnés

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Le Grand Chef de la Nation huronne-wendat, Konrad Sioui, se désole de la «volte-face» du maire Labeaume qui reluque désormais lui aussi les terres de la Défense nationale près des centres commerciaux de Sainte-Foy. 

Le Grand Chef n’a pas manqué de rappeler que les Hurons revendiquent ce territoire depuis plusieurs siècles. 

«Régis veut les terres depuis 2012 ? Nous, ça fait bien plus longtemps... Depuis 1652 officiellement qu’on réclame cette terre-là. C’est la plus vieille réclamation en Amérique du Nord parce que cette terre est en plein cœur de la seigneurie de Sillery. On a toujours réclamé ça sans arrêt depuis 1652. Tous les conseils (de bande) qui se sont succédé l’ont réclamée», a-t-il réagi à chaud en entrevue avec Le Journal, mercredi matin. 

Les terrains appartenant à la Défense nationale sont situés au nord du boulevard Hochelaga, derrière les centres commerciaux de Sainte-Foy. Abritant autrefois un quartier militaire, ils sont maintenant considérés excédentaires par le fédéral.
Photo Agence QMI, Simon Clark
Les terrains appartenant à la Défense nationale sont situés au nord du boulevard Hochelaga, derrière les centres commerciaux de Sainte-Foy. Abritant autrefois un quartier militaire, ils sont maintenant considérés excédentaires par le fédéral.

Le maire «veut les taxes» 

Habitué aux «changements d’humeur» du maire, il lui a reproché d’agir ainsi uniquement pour obtenir des revenus de taxes supplémentaires, affirmant que le projet de M. Labeaume est «quasiment une copie conforme du sien». 

«Ce n’est certainement pas avec Régis que j’ai à négocier ça. C’est une terre fédérale et il n’a jamais récolté aucune taxe sur ça. Dans le fond, la vérité, c’est qu’il veut les taxes, mais je ne suis pas du genre à partir une guerre là-dessus. J’ai toujours cru que le sens commun gagne en bout de ligne et j’ai totalement confiance envers le gouvernement en place», a-t-il précisé. 

Étonnamment calme et posé dans les circonstances, Konrad Sioui a répété à plusieurs reprises qu’il ne cherchait pas la confrontation avec la Ville de Québec, mais il a néanmoins reconnu qu’il «se serait passé de ça», et il était manifestement déçu de la tournure des événements. 

Ouverture de Trudeau 

Le Grand Chef a néanmoins toujours bon espoir que le gouvernement fédéral lui cède les terres et il a la ferme intention de profiter du passage de Justin Trudeau à Québec, demain, pour plaider sa cause. 

En mêlée de presse mercredi après-midi, M. Sioui a encensé «l’ouverture» de M. Trudeau à l’égard des Premières Nations. 

Il a dit espérer un dénouement avant les prochaines élections fédérales.

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