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Oui, il faut plus de fruits et légumes dans les assiettes

Le nouveau guide alimentaire canadien dévoilé hier suscite des réactions

nouveau guide alimentaire canadien
Photo courtoisie, Gouvernement du Canada

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La nouvelle assiette proposée par le guide alimentaire canadien, dévoilé hier, est loin de ressembler à celle de la plupart des gens. Elle devrait toutefois inciter la population à intégrer plus de fruits et légumes dans leurs habitudes.

Un rapide coup de sonde du Journal au Marché Atwater a permis de constater que certains Québécois avaient déjà commencé à changer la nourriture qu’ils consommaient, avant même que le guide soit modifié. Dans cette dernière mouture du guide, on propose notamment que la moitié de l’assiette soit composée de fruits et de légumes.

« Je mangeais déjà beaucoup de légumes, mais les changements proposés vont faire en sorte que je vais manger moins de viande, même si j’aime beaucoup ça, a commenté le Montréalais Maxime Ngandjui. Je ne vais pas tout changer d’un coup, ça va se faire graduellement. »

De son côté, Aline St-Amour estime qu’il s’agit d’une « bonne nouvelle » que les produits laitiers perdent leur statut privilégié dans le nouveau guide.

« Ça faisait longtemps qu’on savait que c’était moins bon pour la santé, affirme-t-elle. Mes assiettes ne ressemblent pas tout à fait à ce qui est proposé, mais je vais essayer de m’y rapprocher. »

Révolution

De nombreux groupes et experts ont aussi félicité Santé Canada de l’arrivée de cette nouvelle mouture du guide.

« Le nouveau guide est une véritable révolution par rapport au précédent. Je l’accueille très favorablement, s’est réjouie Stéphanie Chevalier, professeure à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’environnement de l’Université McGill. Exit le calcul de portions et mettons l’accent sur la qualité de la diète et de nos aliments et sur le contexte global de l’acte de manger. »



L’Association canadienne de santé publique a souligné l’accent mis sur les sources de protéines végétales, qui « permettra non seulement d’améliorer la santé humaine, mais sera aussi avantageux pour la santé planétaire ».

Impacts financiers

Le guide alimentaire canadien, qui a été développé cette fois-ci sans tenir compte des études financées par les différentes industries, a aussi d’importants impacts financiers. Il est notamment utilisé dans la fabrication des menus des institutions publiques, comme dans les écoles, les hôpitaux, les garderies ou les établissements de détention.

Les Producteurs laitiers du Canada se sont dits hier « préoccupés », eux qui devraient écoper, alors que le lait a perdu son groupe propre à lui. Il est maintenant inséré dans les aliments protéinés.

« Certaines personnes interprètent le guide alimentaire comme une directive visant à manger moins de viande. Cependant, les Canadiens ont déjà ajusté leur consommation de viande rouge », a de son côté indiqué le Conseil des viandes du Canada.

► Un rapide coup de sonde du Journal au Marché Atwater hier a permis de constater que certains Québécois avaient déjà commencé à changer la nourriture qu’ils consommaient, avant même que le guide alimentaire canadien soit modifié. 

« On ne peut pas changer toutes nos habitudes radicalement, mais ce sont des choses qui s’intègrent bien au fil du temps. » – Maxime Ngandjui
Photo Pierre-Paul Poulin
« On ne peut pas changer toutes nos habitudes radicalement, mais ce sont des choses qui s’intègrent bien au fil du temps. » – Maxime Ngandjui

 

« La viande ne fait presque pas partie de mon alimentation. Je préfère le poulet ou le poisson plutôt que de la viande rouge, c’est plus santé. » – Keiko Hoashi
Photo Pierre-Paul Poulin
« La viande ne fait presque pas partie de mon alimentation. Je préfère le poulet ou le poisson plutôt que de la viande rouge, c’est plus santé. » – Keiko Hoashi

 

« Je mangeais déjà beaucoup de fruits et légumes, ça ne fera pas de changement vraiment pour moi. J’espère que les gens vont suivre les recommandations. » – Aline St-Amour
Photo Pierre-Paul Poulin
« Je mangeais déjà beaucoup de fruits et légumes, ça ne fera pas de changement vraiment pour moi. J’espère que les gens vont suivre les recommandations. » – Aline St-Amour