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Legault réplique aux libéraux pour sa peinture à sa résidence officielle

Le premier ministre dit qu’il ne pouvait imposer le choix d’un produit québécois

Francois Legault
Photo d'archives, Simon Clark Le premier ministre François Legault

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Contrairement à ce que prétend le député libéral Gaétan Barrette, François Legault affirme qu’il ne lui revenait pas à lui, en tant que premier ministre, d’exiger que sa résidence officielle soit repeinte avec de la peinture québécoise .   

« Il faut être réaliste : la peinture dans un édifice du gouvernement, c’est sous la responsabilité de la SQI (Société québécoise des infrastructures). Je ne peux pas, comme premier ministre, appeler la SQI puis dire la sorte de peinture que je veux », a réagi M. Legault, depuis Davos. Comme rapporté dans nos pages, mercredi, quelques jours après que M. Legault eut encouragé les Québécois à boycotter Sico, en novembre dernier, son appartement de fonction, situé dans l’édifice Price, à Québec, a été repeint au complet avec de la peinture Dulux.  

Cette peinture est pourtant fabriquée en Ontario, dans la même usine où le géant américain PPG produit celles des marques Sico et Bétonel, entre autres.  

« Manque de rigueur »  

Gaétan Barrette accuse François Legault d’avoir manqué de « sensibilité » et de cohérence par rapport à ses propos tenus l’automne dernier en réaction à l’annonce, par PPG, de la fermeture de l’usine Sico de Beauport.  

Outré par la défense du premier ministre, M. Barrette en a rajouté une couche, mercredi. Comme la SQI relève de l’autorité du Conseil du trésor, M. Legault aurait très bien pu exiger que son appartement soit repeint avec de la peinture québécoise, maintient l’élu libéral.  

« M. Legault, clairement manque de rigueur, a dénoncé M. Barrette. C’est gênant. Je ne le sais pas si M. Legault – pourtant, il a déjà été au pouvoir [auparavant] – comprend comment l’appareil gouvernemental fonctionne. »  

Le PQ veut plus d’achats locaux  

Tandis qu’il est d’avis, lui aussi, qu’il n’appartient pas au premier ministre de décider du choix de la peinture, le chef par intérim du Parti québécois, Pascal Bérubé, a plaidé que la SQI devrait « toujours » avoir le réflexe d’acheter québécois.  

« Le nationalisme économique, c’est notamment nos produits, d’abord et avant tout, en toutes circonstances », a dit M. Bérubé, dont le parti avait proposé, aux dernières élections, de favoriser l’achat local au sein de nos institutions publiques.  

François Legault ne regrette visiblement pas d’avoir incité les Québécois à bouder Sico. « Il faut sensibiliser les individus, les entreprises, les gouvernements à acheter le plus local possible », a réitéré mercredi M. Legault.   

Avec la collaboration de Philippe Orfali, Le Journal de Montréal, et Patrick Bellerose, Bureau parlementaire