/news/politics
Navigation

Le PQ pourrait inclure les directeurs d’école

Projet de loi sur l’interdiction des signes religieux

Le PQ pourrait inclure les directeurs d’école
Photo Rémi Nadeau

Coup d'oeil sur cet article

Sainte-Agathe-des-Monts | Le Parti québécois pourrait demander à ce que l’interdiction du port des signes religieux pour les personnes en position d’autorité soit étendue aux directeurs d’école.

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a récemment proposé de déplacer les récalcitrants dans des postes sans contact avec les citoyens. « Un enseignant peut travailler, j’imagine, à la direction de l’école », a-t-elle suggéré en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

Pour le chef parlementaire par intérim du PQ, Pascal Bérubé, cette position pourrait être difficile à mettre en pratique.

« Est-ce que c’est un symbole d’autorité, une direction d’école ? Il y a des chances que oui », a-t-il souligné, mercredi, en marge du caucus hivernal de sa formation, qui se tient à Sainte-Agathe-des-Monts.

Pascal Bérubé estime que cet exemple démontre le test de la réalité que le gouvernement subira lorsqu’il déposera son projet de loi, attendu ce printemps. Par exemple, le leader péquiste se questionne sur la possibilité de déplacer un employé formé pour une profession dans une autre tâche connexe.

« Si la personne a été formée pour un métier très précis et qu’on lui fait faire autre chose qui n’a rien à voir avec sa formation initiale : la personne ne perd pas son emploi, mais c’est une baisse de motivation, un manque de connaissance, de compétences », dit-il.

Débat à l’interne ?

La CAQ s’est fait élire en promettant d’interdire les signes religieux aux juges, policiers, enseignants et gardiens de prison. De son côté, le PQ inclut également les éducateurs en CPE et prévoit une clause dite « grand-père » pour les personnes qui sont déjà en emploi.

Toutefois, cette position ne semble plus faire l’unanimité au sein de la formation souverainiste. Le Journal révélait mercredi que certains députés sont mal à l’aise avec l’interdiction des signes religieux pour les éducatrices en CPE.

Le quotidien Le Devoir, quant à lui, affirme que des élus péquistes souhaitent retirer l’idée d’un droit acquis.

Malgré cela, le chef parlementaire par intérim nie tout débat sur le sujet au sein de ses troupes et assure avoir l’unanimité des dix élus péquistes.