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Transport structurant: l’opposition à la Ville de Québec regrette l’absence d’étude des besoins

Jean-François Gosselin, chef de Québec 21
Photo Simon Clark Jean-François Gosselin, chef de Québec 21

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Les 5200 pages rendues publiques lundi par la Ville de Québec ne contiennent ni étude sérieuse des besoins ni étude comparative des différents modes de transport structurant, a tonné Québec 21.

« Ces 5200 pages, c’est une stratégie de communication pour vendre le tramway de M. Labeaume. C’est un show de boucane. Régis Labeaume rit des citoyens de Québec », a lancé Jean-François Gosselin, chef de l’opposition, mercredi.

D’après lui, les données qui figurent dans le Plan de mobilité durable de 2011 ne peuvent pas être considérées comme « une étude de besoin sérieuse ». « On y évoque quelques moyens pour améliorer la circulation, mais ce Plan est désuet, a-t-il mentionné. Les données datent d’avant 2011 et le tramway n’est prévu que pour 2026. »

À ses yeux, les 5200 pages d’études forment « un ramassis de vieux documents qui ont déjà été rendus publics » et qui ne répondent pas aux questions.

« Nous demandons au maire de prouver d’ici vendredi l’existence des données cruciales à obtenir avant de dépenser plus de 3 milliards $ d’argent public », a ajouté M. Gosselin.

Appelé à réagir, Paul-Christian Nolin, attaché de presse du maire, a indiqué que « s’ils commençaient par lire les documents en question, ils trouveraient probablement par eux-mêmes les informations et réponses qu’ils nous réclament ».

Oui au BAPE, dit Gosselin

Dans un ordre d’idées connexe, Jean-François Gosselin a estimé qu’il est « normal » que le projet de tramway soit soumis au BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement), comme en a décidé le gouvernement.

« Ça prend un BAPE pour respecter toutes les étapes. C’est le temps de le faire, a-t-il avancé. C’est le plus gros projet que la Ville de Québec n’aura jamais connu. »

Selon lui, ce même raisonnement s’applique également au projet de troisième lien. « S’il est assujetti au BAPE, il n’y a aucune raison qu’il y soit soustrait », dit-il.