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Un pas dans la bonne direction pour Alex Belzile

Un pas dans la bonne direction pour Alex Belzile
Photo Agence QMI, Dominick Gravel

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LAVAL - Le Québécois Alex Belzile avait commencé à faire des plans pour passer quelques jours dans un chalet dans la région de Québec, mais il ira plutôt à Springfield, au Massachusetts, les 27 et 28 janvier, à titre de représentant du Rocket de Laval au match des étoiles de la Ligue américaine.  

«Je ne m’y attendais vraiment pas, a admis Belzile, à propos de sa sélection, lors d’une généreuse entrevue accordée récemment dans le vestiaire du Rocket. Je suis très honoré. Avec le parcours que j’ai eu depuis le début de ma carrière, disons que je suis surpris plus que d’autre chose d’être le gars élu pour représenter le Rocket et l’organisation du Canadien.»  

«C’est vraiment gratifiant et ça va être une très belle expérience, mais ce n’était pas non plus un objectif de vie pour moi, si je peux dire, a toutefois nuancé l’attaquant qui domine le Rocket cette saison avec une récolte de 34 points en 43 matchs. Pour moi, c’est un pas dans la bonne direction et ça vient aider à prouver ce que je suis capable de faire dans ma carrière.»  

À 27 ans, Belzile rêve toujours de jouer un jour dans la Ligue nationale de hockey (LNH).  

«Mon but, ç’a toujours été de jouer dans la LNH et d’y rester aussi, a dit celui qui a notamment remporté deux fois la Coupe Kelly, dans l’ECHL, soit avec les Aces de l’Alaska [2014] et les Eagles du Colorado [2017]. Je pense que c’est le but ultime de tous les joueurs. Oui, j’ai 27 ans, mais je ne pense pas que j’ai atteint mon apogée encore. Je m’en vais dans la bonne direction. J’arrive dans mes meilleures années. J’y crois encore et mon plan est toujours en place.»  

Inspiré par Alexandre Burrows  

S’il sait bien que la route n’est pas facile pour un joueur qui n’a jamais été repêché par un club de la LNH, Belzile poursuit son rêve en s’inspirant de ceux qui ont connu un développement semblable au sien.  

«Il y a un gars comme Alexandre Burrows que je côtoie à tous les jours, a-t-il noté, en parlant de l’ancien hockeyeur devenu adjoint à l’entraîneur avec le Rocket en 2018. C’est un exemple qui me permet de croire qu’il y a encore de l’espoir. J’ai un modèle devant les yeux.»  

Comme Belzile, Burrows n’a jamais été repêché par un club de la LNH. Il a ensuite traîné son baluchon pendant quelques années dans l’ECHL avant de grimper dans la LAH et finalement avoir sa chance dans la LNH.  

Mis au parfum des propos de l’attaquant du Rocket, Burrows encourage évidemment Belzile à persévérer.  

«Le message que j’essaie de passer, c’est surtout de travailler fort et de toujours croire en ses moyens, a commenté Burrows. Dans le cas d’Alex Belzile, c’est un passionné. Tu n’as pas vraiment besoin de le pousser. Et ce que je constate avec lui, c’est qu’il continue encore de s’améliorer.»  

De nombreux exemples  

Burrows approchait les 25 ans quand il a disputé un premier match dans la LNH, avec les Canucks de Vancouver, le 2 janvier 2006.  

«Il y a l’idée que lorsque tu n’as pas été repêché ou que si tu as 24 ou 25 ans, on dit que tu ne joueras pas dans la LNH, a ajouté Burrows. Mais moi, je n’embarque pas là-dedans. L’âge, c’est juste un chiffre.»  

«Il y en a plusieurs exemples, a poursuivi Belzile, en mentionnant le nom de Yanni Gourde, du Lightning de Tampa Bay, qui est un bon ami. On a juste à chercher un peu et on va en trouver plusieurs, dont certains qui sont arrivés dans la LNH plus vieux.»  

Belzile donne lui-même l’exemple de Derek Ryan, un attaquant ayant disputé en 2016 un premier match dans la LNH, à 29 ans, avec les Hurricanes de la Caroline.  

«Derek Ryan est à Calgary en ce moment, a noté Belzile. Ça fait maintenant trois ans qu’il joue dans la LNH sur une base régulière. L’important, c’est juste de continuer à y croire.»  

Une question de confiance  

  

Un pas dans la bonne direction pour Alex Belzile
Photo Agence QMI, Dominick Gravel

 

  

LAVAL - Au-delà du match des étoiles de la Ligue américaine (LAH) auquel il prendra bientôt part, Alex Belzile a vécu l’une de ses plus belles expériences, en septembre 2017, lorsqu’il avait disputé un match préparatoire dans l’uniforme de l’Avalanche du Colorado.  

«C’est un de mes beaux moments, c’est certain, a-t-il convenu. Ç’avait super bien été, surtout lors des deuxième et troisième périodes. Ça donne le goût de rejouer à ce niveau et ç’a fait partie du processus au niveau de ma confiance. J’ai joué et j’ai vu que j’étais capable de jouer avec ces gars-là. Ils ont deux bras et deux jambes comme moi.»  

Dans cette rencontre disputée contre le Wild du Minnesota, au Xcel Energy Center, Belzile avait surtout été utilisé aux côtés des attaquants Blake Comeau et Matt Nieto. Chez le Wild, qui l’avait emporté 2 à 1, Ryan Suter, Eric Staal, Mikko Koivu, Mikael Granlund et le gardien Devan Dubnyk étaient notamment en uniforme.  

«Ç’a été long pour moi d’avoir assez confiance et de me dire que je pouvais jouer avec certains gars, a avoué Belzile, qui est originaire de Saint-Éloi, au Bas-Saint-Laurent. Au début, si je me faisais rappeler dans la LAH, j’étais même impressionné par certains coéquipiers. Quand j’avais la rondelle, je cherchais à la donner et je ne jouais pas de la façon dont je pouvais jouer.»  

Ne jamais lâcher  

Les choses ont bien changé pour Belzile au cours des dernières années, lui qui fait partie des joueurs les plus constants de la LAH. Son parcours a été parsemé d’embûches depuis ses jours passés dans le midget CC à l’âge de 16 ans. Peu importe s’il réalisera son rêve de jouer un jour dans la Ligue nationale sur une base régulière, personne ne pourra l’accuser d’avoir manqué de persévérance.  

«Si je peux inspirer des gens par mon parcours ou ma détermination, c’est bien, a-t-il indiqué, sans fausse modestie. L’important, c’est de ne pas jamais lâcher et l’adversité, à long terme, c’est bon pour chaque personne. Si tu n’as jamais eu d’épreuves difficiles, dans ton stage junior ou peu importe, ça peut être moins bon. Tu peux connaître tes premières embûches quand tu arrives chez les professionnels et là, ça devient plus facile de s’y perdre.»  

Attachez votre tuque!  

Reste que la côte est longue à remonter pour un joueur qui a jadis été retranché à un camp midget AAA et qui, forcément, n’a jamais été repêché...  

Belzile consent : «pour les gars qui n’ont pas été repêchés, attachez votre tuque car vous allez vous faire tasser rapidement».  

«Contrairement à un gars repêché, c’est plus dur de se mettre sur la mappe, mais tranquillement pas vite, j’y arrive, a-t-il repris. L’an dernier, j’ai eu une très bonne saison [avec le Rampage de San Antonio] et encore cette saison, ça va bien. Si mon nom peut commencer à se promener un petit peu et si je peux me faire connaître...»  

En ce sens, sa présence au match des étoiles de la LAH ne peut qu’avoir un effet positif.