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Une maison secouée par une grosse explosion

L’incident est survenu en lavant des vêtements

Une maison secouée par une grosse explosion
Photo Agence QMI, Guy Martel

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Une forte explosion a causé de lourds dommages à une résidence de Beauport jeudi soir.

Quatre personnes, dont deux jeunes enfants, se trouvaient alors à l’intérieur au moment de la déflagration.

Un peu après 19 h 30, les pompiers spécialisés en matières dangereuses sont intervenus rapidement au 3 rue Grenier, près de la rue Seigneuriale.

Une maison secouée par une grosse explosion
Photo Agence QMI, Guy Martel

Personne n’a été blessé, mais le couple a eu toute une frousse. Miraculeusement, tout le monde s’en sort indemne, même si les fenêtres ont éclaté et que le plancher est éventré.

En lavant !

Le père de famille, Keven Girard, est un mécanicien de machinerie lourde. Il a raconté au Journal qu’il avait utilisé un produit habituel servant à nettoyer des habits de travail.

« Je l’ai mis avant de mettre l’eau cette fois-ci et ça a fait boom. Les enfants se demandaient ce qui se passait. Moi je le savais. Je leur ai dit de sortir. De l’alcool avec le caoutchouc, ça gonfle et je suis certain que c’est ça qui est arrivé. Tout le monde se sert de ça », a expliqué le travailleur originaire de Saint-Félicien au Lac-Saint-Jean.

Un contenant de Lab-Eau-Sol Environnement était d’ailleurs visible dans son entrée de garage dans la neige. La laveuse se trouve au sous-sol, mais au moment de l’explosion, toute la famille était au rez-de-chaussée, précise-t-il.

Dégâts à réparer

« Ma conjointe faisait la vaisselle et moi j’appelais pour une pizza parce que je suis arrivé tard. La fenêtre a avancé de trois pieds. En arrière aussi. Ça a explosé partout dans la maison. Mon toit, faudra voir. Je peux même pas rentrer parce que ça prend un inspecteur en bâtiment. »

Une maison secouée par une grosse explosion
Photo Agence QMI, Guy Martel

Les propriétaires ne pourront réintégrer leur domicile pour une période indéterminée.

Le couple a placé les enfants en sécurité chez un autre membre de la famille. Dans la rue, Keven Girard a demandé à sa conjointe si elle lui en voulait.

Le père a reconnu qu’il risquait de subir les railleries de ses collègues de travail et de ses proches. Il a déjà contacté son assureur.

« Pour le restant de mes jours ! Jamais je ne ferai autant parler de moi dans la ville de Québec. Qu’est-ce que tu veux que je fasse. Même si je pleure et que je crie au désastre, c’est arrivé. J’ai besoin d’un toit pour dormir au sec », a-t-il conclu.