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Les aristocrates des dividendes

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Q. Existe-t-il une technique de placement qui mise avant tout sur des rendements stables provenant des actions ?


R. Certainement ! Celle des aristocrates du dividende.

Cette technique semi-passive permet de miser sur les blue chips qui versent, de façon assurée, année après année, un dividende intéressant à leurs actionnaires. On se limite donc à ajuster notre portefeuille une fois l’an.

Pour avoir un statut d’aristocrate, une société cotée en Bourse doit donc verser un dividende (et, si possible, l’augmenter) sans interruption pendant au moins 25 ans.

La politique de versement se classe en trois catégories : stable, consistante et résiduelle. Avec une politique stable, l’actionnaire peut s’attendre à recevoir un versement stable et prévisible année après année, peu importe les fluctuations des revenus de la compagnie. Avec une politique constante, la compagnie assure qu’elle paiera toujours le même pourcentage de ses revenus en dividende chaque année. Une compagnie ayant une politique résiduelle paiera un dividende avec les liquidités qui demeureront, une fois assurés les opérations et les projets liés à la croissance.

On parle donc de compagnies reconnues pour leur stabilité. Et comme ces sociétés doivent maintenir un rendement relativement élevé, le club des aristocrates se limite à une centaine de membres en Amérique du Nord.

Pas juste la valeur

Depuis presque un siècle, les deux tiers du rendement d’un investissement en actions proviennent de l’appréciation du titre, l’autre tiers venant des dividendes, selon Standard & Poors, qui a lancé le concept en 2005. Le dividende est donc une composante très importante lorsqu’on calcule le rendement d’un placement en actions. Surtout pour les investisseurs qui misent, par exemple, sur les fiducies de revenus ou les blue chips pour obtenir un rendement stable, peu importe les soubresauts du marché.

Pour le marché américain, deux indices se distinguent, le S&P 500 Dividend Aristocrats et le S&P High Yield Dividend Aristocrats ; et le TSX Canadian Dividend Aristocrat Index (TSX : TXDV) pour la Bourse canadienne. Plusieurs FNB se basent sur ces indices, qui comportent entre 25 et 50 titres (selon l’indice). Évidemment, leur composition est très stable, même si de petits ajustements sont effectués chaque année.

Signalons que, depuis 10 ans, le Dividend Aristocrat Index a mieux fait que le S&P 500 et généré un rendement total annualisé de 15,5 % (comparé à 14,3 % pour le S&P 500).

Des exemples d’aristocrates ?

La pharmaceutique Abbott (ABT) a déclaré un dividende sur 378 trimestres consécutifs depuis 1924 et l’a augmenté sur 46 années consécutives ; Leggett & Platt (LEG), un manufacturier fondé en 1883, qui a versé le sien depuis 47 ans ; Cardinal Health (CAH), un fournisseur de médicaments et de technologies de la santé, qui l’a augmenté depuis 32 ans ; T. Rowe Price Group (TROW), un gestionnaire d’actifs qui a même augmenté son dividende durant la grande récession de 2007-2009 ; le pharmacien Walgreens Boots Alliance (WBA) l’a haussé depuis 42 ans ; AT&T (T), le géant américain des télécommunications, affiche 35 ans d’augmentations. Du côté canadien : Banque Royale (RY-T) ; Alimentation Couche-Tard (ATD-B-T) ; Banque Nationale (NA-T) ; Saputo (SAP-T) ; l’assureur Intact (IFC-T).


Les informations publiées dans cette chronique ne constituent pas des conseils ou des recommandations formulées par le Journal. Toute personne intéressée doit consulter les conseillers ou professionnels autorisés pour ces fins par l’Autorité des marchés financiers.


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